Dossier spécial Mai 68 : Daniel Cohn-Bendit et Maurice Grimaud

Daniel Cohn-Bendit, celui par qui tout est arrivé

Son père, grand avocat, juif allemand, du SPD, émigre en France en 1933. Né à Montauban en avril 1945, mais apatride jusqu’à l’âge de 14 ans, - ses parents pensaient émigrer aux Etats-Unis - il choisit la nationalité allemande, pour échapper au service militaire en Algérie, que son grand frère, Gabriel, né en France en 1936, avait effectué. Anarchiste, influencé par les spontanéistes hollandais et le Free Speech Movement américain, il prend la tête du Mouvement du 22 mars à Nanterre, où il est étudiant en sociologie. Interdit de séjour le 22 mai 1968, il dit volontiers que son exil en Allemagne l’a sauvé après mai 68 et lui a permis de reprendre contact avec la réalité. Après un travail dans une crèche puis à la librairie Karl-Marx de Francfort, il quitte le monde alternatif et opère un retour vers le cadre politique à la fin des années 70. Il choisit les Verts comme point d’ancrage et persuade son ami Jochka Fischer de se lancer. Maire-adjoint de Francfort, chargé des relations entre les communautés, il revient en France et mène la liste des Verts Français aux élections européennes en 1999 où il est élu député. Il est actuellement vice-président du mouvement des Verts européens.


Daniel Cohn-Bendit, celui par qui tout est arrivéMaurice Grimaud, le Préfet de Police de Paris

Le général de Gaulle était chez Ceaucescu Georges Pompidou en visite officielle en Afghanistan Maurice Papon, l'encombrant ex-préfet de Police

Alain Geismar, l'autre leader étudiant de mai 1968 Alain Peyrefitte, le ministre de l'Education Nationale Louis Joxe, le ministre de la Justice

François Missoffe, le ministre de la jeunesse et des sports Philippe Mathérion, la seule victime des événements Pierre Grappin, le doyen de la Faculté des lettres de Nanterre

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