

Alors que l'agitation étudiante avait commencé à l'université de Nanterre, Georges Pompidou s'est envolé le 2 mai, au lendemain d'un défilé rassemblant pour la première fois les communistes et l'extrême gauche, pour un voyage officiel prévu de longue date en Iran et en Afghanistan. C'est Louis Joxe qui assure l'intérim. Aidé du ministre de l'Education, Alain Peyreffitte il va devoir faire face aux premières barricades au Quartier Latin au lendemain d'un appel de l'UNEF et du SNESUP à la grève illimitée. Le 7 mai, une manifestation monstre a lieu de Denfert Rochereau à l'Etoile. Le 9 mai, la province est à son tour gagnée par le mécontentement étudiant. Le lendemain, c'est la première "nuit des barricades" à Paris. Revenu d'Afghanistan le 11, Pompidou profite du répit que lui laisse son retour sur la scène pour se montrer plus flexible et céder sur trois revendications: réouverture de la Sorbonne, amnistie des étudiants arrêtés et évacuation du Quartier Latin par les forces de l'ordre.