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Publié le 11/11/2008 à 19:04 Le Point.fr

Les conseils-clés pour monter sa start-up

Par Patricia Bureau

La "bonne idée" n'est pas suffisante

L'invention de génie ne suffit pas. Certes, le projet doit être original mais doit trouver une traduction économique viable. L'idée doit avant tout être pertinente par rapport à un environnement économique, à une clientèle potentielle, aux goûts et aux intérêts du moment. Cette alchimie se mesure à travers une étude de marché. "L'erreur serait de construire une start-up sur un mirage ! Ne sous-estimons pas la difficulté à transformer une idée en un business", met en garde Cédric Tournay, co-fondateur du site Internet Doctissimo.com.


Un business plan en perpétuelle évolution

Le business plan répond à des questions simples mais précises : Comment mettre en place le projet ? Combien va-t-il rapporter et dans combien de temps ? L'objectif de l'entrepreneur est de monter un business plan convaincant afin d'ouvrir les vannes du financement. Le marché doit donc être étudié de fond en comble : les clients potentiels, les forces et faiblesses des concurrents, les perspectives de croissance du secteur... Dans ce contexte, quelle valeur ajoutée unique apporte mon projet ? "Attention, si le business plan est une feuille de route, il n'est pas forcément suivi stricto sensu", prévient Jean-Baptiste Dumont jeune créateur du site Internet Immobilio.com, deuxième plus grosse source d'annonces immobilières derrière Seloger.com. "L'entrepreneur doit l'actualiser en permanence, être attentif aux évolutions du marché au cours de sa rédaction. Il doit y intégrer les nouvelles idées qui auraient germé ou les conseils que lui auraient prodigués les connaisseurs du secteur. Le marché évolue sans cesse et les idées de base deviennent vite obsolètes", poursuit-il

Bien s'entourer

Le risque de défaillance est moindre dans les entreprises conduites par des associés que dans celles créées par des individus seuls. Lorsque la start-up est co-fondée, il faut miser sur la complémentarité, gage d'une équipe forte ! Une équipe soudée face aux probables difficultés rencontrées le long du chemin de la création.

Si l'entrepreneur décide de monter sa société en solo, il doit se rendre à l'évidence, il est impossible de tout faire seul : il doit s'entourer de prestataires (graphisme, marketing...), externaliser au maximum et se concentrer sur ce quoi il est le meilleur pour ne pas perdre de temps.


La course au financement

Oséo , Talents , Graine de boss , BFM Academy ... Ces concours présentent de réelles opportunités pour lever des fonds (jusqu'à 500.000 euros pour le concours Oséo) mais leur préparation est longue (compter un mois) et peut être dans la plupart des cas une réelle perte de temps. Quant aux prêts bancaires classiques, sans apport personnel, aucun établissement n'acceptera de prêter des fonds. D'où la nécessité de se diriger vers des structures spécifiques dédiées à l'innovation : Oséo, France Initiative , business-angels, capital-risqueurs, fonds d'investissement.

Choisir un statut juridique adapté à sa start-up

La structure juridique doit être dimensionnée au projet. Lorsqu'il souhaite travailler seul, l'entrepreneur opte pour le statut d'entreprise individuelle. Au contraire, si la start-up est amenée à embaucher des salariés, le choix d' une SARL est le plus judicieux. Si la société est innovante et avec un fort potentiel de développement, il est préférable de créer une SA. Dans tous les cas, l'entrepreneur doit s'entourer d'avocats et de comptables pour connaître les contraintes juridiques et fiscales liées aux différents statuts.


Protéger sa propriété intellectuelle

Déposer un brevet auprès de l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle) est indispensable. Le brevet permet de créer une barrière à l'entrée de potentiels concurrents, ou du moins de garder une bonne longueur d'avance sur eux. Cet aval de l'Inpi est aussi une carte de visite crédible auprès des fonds d'investissement. De même, veiller à ne pas empiéter sur la marque des autres en faisant une recherche d'antériorité auprès de l'Inpi (38 ? pour la recherche) permettra d'éviter d'éventuels honoraires d'avocats.


3 COMMENTAIRE(S)

snut

Le seul brevet que j'ai déposé

Friday 9 January | 09:25

c'est celui des collèges...

airwalk

J'ai loupé

Friday 2 January | 11:15

Moi je voudrais faire comme airness : le dessin je sais faire, mais les 90 millions d'euros en un an, je sais pas comment il a fait !

alex

I.N.P.I.

Wednesday 17 December | 12:26

Petit detail : Un depot de brevet avec recherche d'anteriorité coute entre 300 euros et 3000 euros à l'INPI avec une procédure assez longue et lourde suivant le degré de protection que l'on souhaite la durée de cette protection et les pays auxquels s'applique le depot de brevet (France ou Europe ou...)

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