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Publié le 21/11/2008 à 03:05 Reuters

Duel Aubry-Royal au 2e tour, Hamon soutient la maire de Lille

Duel Aubry-Royal au 2e tour, Hamon soutient la maire de Lille

Ségolène Royal et Martine Aubry, qui ont respectivement obtenu 42,45% et 34,73% des voix des militants socialistes jeudi lors de l'élection du premier secrétaire du PS, s'affronteront vendredi lors d'un deuxième tour qui s'annonce extrêmement serré. Benoît Hamon, troisième candidat en lice, qui a recueilli 22,83% des voix, a appelé à voter pour la maire de Lille. /Photos prise le 20 novembre 2008/Pascal Rossignol et Régis Duvignau

Ségolène Royal et Martine Aubry s'affronteront vendredi pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, lors d'un deuxième tour qui s'annonce extrêmement serré.

Troisième candidat en lice au premier tour, le député européen Benoît Hamon, éliminé, a appelé à voter pour la maire de Lille, "un choix de culture" politique.

Sa décision matérialise un front "Tout sauf Ségolène", qui était en gestation depuis plus de deux semaines. L'ancienne candidate à l'Elysée devance cependant la maire de Lille de neuf points, soit environ 12.000 voix.

Selon les résultats officiels diffusés dans la nuit par la direction du PS, qui ne tiennent pas compte des départements caribéens, Ségolène Royal a obtenu 42,45% des voix, Martine Aubry 34,73% et Benoît Hamon 22,83%.

Au total, 137.741 militants ont voté jeudi soir, soit une participation de 59,90%, a annoncé Bruno Le Roux, secrétaire national du PS chargé des élections. On répertorie environ 2.000 votes blancs.

"25+25=34"

"Nous sommes en pole position. Quand on est à 42% dans une élection, on est confiant", s'est réjoui Patrick Mennucci, proche de Ségolène Royal, devant les caméras massées au siège du Parti, rue de Solférino à Paris. "Il faut tout changer du sol au plafond à Solférino."

Lors du vote sur les motions, début novembre, Ségolène Royal avait obtenu 29,08% des suffrages contre 25,24% à Bertrand Delanoë et 24,32% pour Martine Aubry. Retiré de la compétition, le maire de Paris a appelé lundi à voter massivement pour son homologue nordiste après avoir annoncé lors du congrès de Reims qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.

L'attitude de son camp, profondément divisé, était l'une des principales inconnues du scrutin de jeudi soir. Selon un proche de Royal, 50% du bloc Delanoë s'est reporté sur la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Ce soir, ce qu'on a appris, c'est que 25 plus 25 égale 34", a dit Mennucci.

LE CAMP HAMON, OBJET DE TOUTES LES CONVOITISES

Pour Claude Bartolone, député rallié à Martine Aubry, "ça va être un très beau deuxième tour". "Je ne suis pas inquiet", a renchéri François Lamy, le bras droit de la maire de Lille. "La dynamique a commencé (...) Je ne doute pas que demain Martine Aubry sera premier secrétaire", a ajouté le député de l'Essonne.

A 58 ans, la fille de Jacques Delors s'est lancée dans la course à la succession de François Hollande à la toute dernière minute dimanche. L'ancienne ministre de l'Emploi est soutenue par une coalition composée de frères jusqu'alors ennemis au PS, comme les partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn. L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a voté pour elle jeudi soir à Paris.

Lors d'une brève déclaration au siège du PS, Benoît Hamon a pris la peine de préciser qu'il n'était pas "propriétaire" de ses quelque 30.000 voix.

Selon un dirigeant proche de Ségolène Royal, celle-ci pourrait récupérer entre huit et dix points des quelque 23% des suffrages "hamonistes". "Vous verrez que demain 34 plus 23 ne font pas 57. Les militants qui ont voté le changement avec Hamon n'iront pas avec Laurent Fabius et Lionel Jospin", a-t-il prédit.

Candidat de l'aile gauche du PS, Benoît Hamon a justifié son choix par la nécessité d'avoir "un Parti socialiste ancré à gauche, un parti qui renouvelle son attachement au rassemblement de la gauche" - une allusion à l'alliance au centre que Ségolène Royal est soupçonnée de vouloir bâtir pour la présidentielle de 2012.

"Les militants n'ont pas besoin de ceux qui se prétendent directeurs de conscience de leur vote", a déclaré à Reuters François Rebsamen, ancien directeur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, dénonçant les "coalitions d'empêchement".

Edité par Henri-Pierre André

2 COMMENTAIRE(S)

Jeanne

J'aime Ségolène

Friday 21 November | 03:45

Je la comprends et je la respecte

Jeanne

Ségolène

Friday 21 November | 03:41

Il convient de mériter Mme ROYAL, si elle est secrétaire du partie moi, j'adhère tout de suite et ça pour la première fois du haut de mes cinquante trois ans de citoyenne apolitique. Cette Dame a le souffle de mes aspirations et en plus elle force mon admiration par sa force et sa constance. Méritons Mme ROYAl, de toutes façons, il n'y a pas de comparaison possible entre elle et Mme Aubri, cette dernière qui a pleuré pour Jospin puis s'est effacée pour revenir quand son ambition l'a mobilisé. C'est ainsi que je vois les choses et honte à Jospin plus que pour tous les autres.

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