Publié le 01/12/2008 à 19:32 Reuters
Carla Bruni-Sarkozy a réaffirmé lundi sa volonté de mettre sa notoriété d'épouse du président français Nicolas Sarkozy au service de causes humanitaires comme la lutte contre le sida ou les inégalités.
La chanteuse et ex-mannequin d'origine italienne a présenté à la presse, à l'occasion de la Journée mondiale contre le sida, sa nouvelle mission d'ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le VIH.
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qu'elle représentera, finance des programmes de lutte contre cette maladie dans le monde en développement, notamment en Afrique.
Carla Bruni-Sarkozy s'efforcera notamment de promouvoir dans ces pays la mise en place de programmes d'information, de dépistage et de prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant. "Il faut multiplier les structures d'éducation", estime-t-elle.
Selon l'Onusida, 1.200 enfants sont infectés par le virus du sida chaque jour et 50% n'atteindront pas l'âge de deux ans, alors que 95% de ces cas pourraient être évités si leurs mères étaient correctement soignées. "Ça a été la face cachée de cette épidémie pendant longtemps", souligne Michel Sidibe, directeur exécutif de cette organisation.
Dix mois après son mariage avec le chef de l'Etat, Carla Bruni-Sarkozy, qui aura 41 ans le 22 décembre, n'entend pas se satisfaire d'être une icône pour magazines "people", guettée par les photographes à la moindre apparition publique.
"Je bénéficie de beaucoup d'exposition médiatique. Je trouve intéressant que je puisse l'utiliser", explique-t-elle. "Je peux parler aux gens, je peux attirer l'attention."
UNE FONDATION CONTRE L'INÉGALITÉ
Il faut "dédiaboliser" cette maladie, ajoute la "première dame", à qui la cause de la lutte du sida tient également à coeur pour des raisons personnelles.
Son frère Virginio est décédé il y a plusieurs années de cette maladie à l'âge de 45 ans, et sa famille a créé une fondation qui porte son nom.
Elle entend mettre à profit les déplacements qu'elle effectue avec le chef de l'Etat, comme elle pourrait le faire fin décembre au Brésil, où elle accompagnera Nicolas Sarkozy, bien que le Fonds mondial n'ait pas d'action dans ce pays.
En France, elle se dit prête à répondre à l'appel d'associations qui lui ont demandé d'aller en banlieue.
"En France, il y a des structures qui sont assez bonnes. Peut-être que plutôt que demander plus d'argent, il faut déplacer l'argent parce qu'il y a peut-être des endroits qui sont complètement désertés", ajoute-t-elle.
L'épouse de Nicolas Sarkozy a par ailleurs confié à des journalistes qu'elle mettait la dernière main à une fondation pour la promotion de la culture et de l'éducation, qui verra le jour début 2009 et portera son nom.
"Il y a une grande inégalité dans l'accès au savoir et à la culture et je pense que ça peut avoir des répercussions réelles sur des choses aussi fondamentales que la pauvreté, la maladie", explique la "première dame".
En fin d'après-midi, elle a accompagné le président de la République au service des maladies infectieuses et tropicales du Professeur Jean-Michel Molina à l'hôpital Saint-Louis, dans le Xe arrondissement de Paris.
Ce service soigne des patients atteints du sida et mène des recherches sur la maladie. Nicolas Sarkozy et son épouse ont notamment assisté à une démonstration de l'utilisation des tests de diagnostic rapide.
Emmanuel Jarry
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