Publié le 27/11/2008 à 15:40 - Modifié le 27/11/2008 à 19:34 AFP

Le Top 14 de rugby, reprenant la vedette après deux doublons sélections-championnat, s'offre vendredi (20h35) un sommet inédit entre le leader Toulouse et le surprenant dauphin Bayonne, promis à Ernest-Wallon au révélateur parfait de ses fraîches ambitions.
Le Top 14 de rugby, reprenant la vedette après deux doublons sélections-championnat, s'offre vendredi (20h35) un sommet inédit entre le leader Toulouse et le surprenant dauphin Bayonne, promis à Ernest-Wallon au révélateur parfait de ses fraîches ambitions.
Même en pressentant la montée en puissance de Bayonne, ses moyens accrûs, son staff changé, son recrutement alliant expérience (Martin, Elhorga, arrivé en décembre 2007), vitesse (Bolavucu) et puissance (Avril), peu auraient misé sur un Aviron en lice pour la pole-position à deux journées de la fin de la phase aller.
Mais Bayonne est là, qui a conquis patiemment son sommet. A coups de succès parfois ric-rac (Brive, Mont-de-Marsan passés tout près à Jean-Dauger). Mais aussi de morceaux de bravoure comme à Biarritz (14-12), à Bourgoin (13-9). Jusqu'au festival libéré contre Montpellier (42-9), sur un mode crescendo.
"On est dans une période où l'on commence à imprimer notre jeu tout en respectant nos points forts. La conquête, la mêlée, mais surtout la défense", souligne le capitaine Rémy Martin, dont le vécu et la dureté ont contribué au métal, au mental, dont est fait l'Aviron 2008-09.
Neuf victoires pour deux défaites, c'est le même bilan que Toulouse, qui a deux points de bonus de plus. C'est surtout la meilleure défense de France: 11 essais encaissés (Toulouse, 13) et pas un seul depuis 360 minutes, soit quatre matches et demi. Une stat "très importante", dit Martin.
Toulouse, qui aura encore une fois traversé sans encombres (deux victoires) l'absence de ses internationaux, se réjouit en fait d'"un adversaire idéal pour reconcentrer le groupe", dans cette période paradoxalement parfois délicate de réintégration des nombreux sélectionnés.
"Les Bayonnais ont actuellement le meilleur paquet d'avants, sont performants tant en vitesse qu'en puissance. Ce sera compliqué à tous les niveaux", prévient Yannick Bru, co-entraîneur du Stade, qui sera sans Skrela, (adducteurs) mais retrouve Elissalde, sans doute associé à Michalak en 9-10.
Bayonne, sans pression, marquerait les esprits en rééditant son coup de 2005-06 (victoire surprise 13-19) chez un Toulouse qui doit aussi commencer à penser Europe (Newport les deux prochains week-ends). Mais la différence, c'est que cet Aviron-là est désormais attendu.
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