Publié le 25/08/2008 à 17:13 - Modifié le 26/08/2008 à 07:59 AFP
Plusieurs des athlètes français médaillés aux jeux Olympiques de Pékin, Alain Bernard en tête, sont rentrés de Chine lundi, à l'aéroport de Roissy où les attendaient des supporteurs.
Alain Bernard est arrivé le premier dans l'après-midi à l'aéroport de Roissy-CDG, en tête d'une partie de l'équipe de France de natation, devant une centaine de personnes, dont des curieux et des journalistes.
Médaillé d'or sur 100 m nage libre, d'argent sur le relais 4x100 m et de bronze sur 50 m nage libre, le nageur a franchi la porte du terminal de l'aéroport aux alentours de 15h00 avant d'être assailli par une meute de caméras et micros.
Il était accompagné d'Hugues Duboscq, double médaillé de bronze sur 100 et 200 m brasse, applaudi par l'assistance, et d'Amaury Leveaux, médaillé d'argent sur le 50 m libre, comme sur le relais 4x100 m.
Encadré par un cordon composé d'une dizaine de policiers, Alain Bernard a indiqué qu'il resterait pendant 24 heures à Paris pour répondre aux sollicitations des médias, nombreuses pour un athlète nanti d'un statut de champion olympique. Il regagnera ensuite Antibes (Alpes-Maritimes), où il s'entraîne en club.
"J'ai changé de statut, peut-être, mais c'est aussi le plus beau titre que l'on puisse gagner en natation", a-t-il déclaré, à propos de sa médaille d'or sur 100 m libre, course reine des bassins.
Contrairement à d'autres nageurs comme Laure Manaudou qui ont regagné la France avant le terme des JO, Alain Bernard a passé la deuxième semaine de compétition au village des athlètes. "J'avais prévu de faire cela depuis le début. Les jeux Olympiques, cela arrive tous les quatre ans, c'est quelque chose de magique", a-t-il souligné.
"Maintenant, je vais retrouver mes amis et faire des grasses matinées", a-t-il poursuivi.
Amaury Leveaux est revenu sur les deux semaines écoulées, qui pour le relais 4x100 m nage libre masculin avaient commencé par la déception d'une deuxième place, derrière l'équipe américaine emmenée par Michael Phelps: "Il y a eu des déceptions et des joies mais on était soudés. On va se retrouver chacun de son côté après deux semaines de folie".
A 20h30, un avion transportant d'autres médaillés français a atterri à Roissy. A son bord figuraient le vététiste Julien Absalon, médaille d'or, le gymnaste Benoît Caranobe, médaille de bronze, le véliplanchiste Julien Bontemps, médaille d'argent, et les frères Steeve et Christophe Guénot, médaillés d'or et de bronze en lutte gréco-romaine.
Les frères Guénot ont été accueillis par le président de la RATP -pour laquelle ils sont agents de sécurité- Pierre Mongin, ainsi que plusieurs de leurs collègues portant des tee-shirts verts avec la mention "merci" pour l'ensemble des lutteurs de l'US Metro et une banderole RATP "bravo et merci à nos athlètes".
Des banderoles "+Bonz+, ça va être ta fête", pour Julien Bontemps, ou "Bravo Benoît" pour Benoît Caranobe, étaient visibles dans le terminal 2E, où ces athlètes étaient attendus après l'atterrissage.
L'équipe de France de handball championne olympique est arrivée ensuite dans une très chaude ambiance. Plusieurs centaines de supporteurs étaient venus les féliciter.
Ils portaient pour certains des maillots au nom de Nikola Karabatic, l'arrière vedette de l'équipe de France, et scandaient: "On est les champions, on est les champions", à l'adresse des handballeurs, arrivés sur un vol Air France en provenance de Pékin peu après 22H30, mais qui ont tardé à rejoindre la zone publique.
Des femmes de joueurs étaient également présentes parmi le public, venu rendre également hommage à d'autres athlètes, comme le boxeur médaille d'argent Daouda Sow, qui avait son petit fan-club, ou d'autres sportifs accueillis avec des bouquets de fleurs.
Kamel
Fine bouche
Tuesday 26 August | 10:07
Quand on écoute les avis des Français, on ressent en eux un sentiment d'amertume à peine caché, dévoilant, il faut l'avouer, une certaine déception de n'avoir pu monter que rarement la première marche du podium, en comparaison avec autres Etats du même calibre. C'est un sentiment légitime envers son propre pays. Par contre moi, qui ne suis pas Français, je suis plutôt jaloux de la participation française à ces jeux. Jaloux et à la fois admirateur du sport français d'avoir concouru dans la quasi-totalité des disciplines sportives comme nul autre ne l'a fait. Et c'est cela justement, le vrai esprit olympique ; le plus sain et le plus naturel, loin de toute comptabilité des médailles. Remarquez, la Jamaïque aurait pu obtenir huit médailles d'or. Mais voyons ! soyons honnêtes ! Si j'étais responsable, je proposerais de créer une médaille de mérite olympique à remettre à la délégatiion la plus médaillée par rapport à la meilleure omniprésence dans les disciplines. Dans cette optique-là, les Français devraient être fiers. Je proposerais aussi de créer une autre médaille de reconnaissance ou d'encouragement à remettre à la délégation médaillée du pays le plus pauvre des participants.
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