Publié le 01/12/2008 à 16:01 - Modifié le 01/12/2008 à 18:11 AFP

Nicolas Sarkozy a indiqué lundi qu'il comprenait "l'émoi" suscité par l'interpellation vendredi du journaliste Vittorio de Filippis et annoncé une mission chargée de réfléchir à "une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes".
Nicolas Sarkozy a fait savoir lundi qu'il comprenait "l'émoi" suscité par l'interpellation vendredi du journaliste Vittorio de Filippis, et annoncé une mission chargée de réfléchir à "une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes".
"Le président de la République comprend l'émoi suscité par les conditions d'exécution d'un mandat de justice à l'occasion d'une affaire de diffamation", a fait savoir l'Elysée dans un communiqué.
Le chef de l'Etat a par ailleurs "confié à la commission présidée par l'avocat général à la Cour de justice Philippe Léger la mission de travailler à la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes", ajoute la présidence.
Nicolas Sarkozy a enfin rappelé avoir demandé à la ministre de la Justice, Rachida Dati, de "mettre en oeuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation".
Le projet de loi reprenant ces recommandations doit être examiné par le Parlement "dès le début de l'année 2009", conclut l'Elysée.
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Loi et procédure
Monday 1 December | 18:53
Pourquoi l'interpeller à la première heure et chez lui ? Pourquoi le faire transiter par le commissariat et non directement l'amener devant le juge ? Pourquoi ne pas l'avoir prévenu par téléphone de se rendre immédiatement et de plein gré au commissariat ? Les juges ont-ils oublié les vertus de la menace qui vaut mieux que des procédures qui à l'usage se révèleront disproportionnées même si elle sont légales ? Pourquoi choisir la manière forte alors qu'ils en existent d'autres qui coûtent moins cher aux contribuables ? Quel est le coût horaire d'une telle interpellation (véhicules, hommes etc ;) ? Quel est son coût en terme d'image de la justice et de la police auprès du public ? Une telle opération devenue notoire ne va-t-elle pas renforcer les rigidités entre la presse, la police et la justice ? Les justiciables qui ne se rendent pas à une convocation du juge devraient d'abord recevoir une amende car ils ont manqué à une obligation qui vaut bien un dépassement d'un km heure de la vitesse autorisée et cela sans attendre. Le journaliste a-t-il donné des raisons au juge pour ne pas s'être rendu à ses convocations ? Le mépris à l'égard de la convocation d'un juge n'est pas acceptable mais l'interpellation doit intervenir en dernier recours car le justiciable que l'on interpelle ainsi, coupable ou innocent, aura de toute façon quelques peines à témoigner « librement » et « sincèrement ». Dans ces conditions, l'instruction peut-elle être sereine ? Nul n'est censé ignorer la loi sans doute mais la procédure elle-même ? Force doit rester à la loi mais sans brutalité surtout quand on peut s'en passer avec quelques précautions qui relèvent du bon sens ou lâchons le mot- même s'il fait mal- d'un peu d'humanité.
@chupy
@ choopy
Monday 1 December | 18:39
My dear chupy, Certes l'intéressé peut avoir des torts, pour autant il a été indiqué qu'il avait subi "2 fouilles au corps" ! [...] Pour un problème de diffamation, c'est un peu fort de café ! Non, tout ça vise à intimider la presse et tous ceux qui contestent l'autorité. Et, après les appuis marqués des 2 ministres concernées à leurs troupes, "the" président nous baratine et nous la joue "je vous ai compris !". Oh qu'il est bien ce brave gars, cool et compréhensif. Bon, pour finir chupy, je ne te souhaite pas de passer par ce type d'interpellation ! [...]
Gino
Hors la loi !
Monday 1 December | 18:34
Madame ou monsieur Choopy, votre vision des choses est bien curieuse ! [...] Permettez-moi d'en douter fort ! Par exemple, un ami de quelqu'un voit sa propriété de luxe gardée jour et nuit par la Gendarmerie, à la suite d'une simple intrusion sans dégâts ; Mais un agriculteur victime d'incendies volontaires, de menaces de mort et de viol de sa fille de 8 ans, ne bénéficie d'aucune protection efficace, puisque certains faits se sont produits plusieurs fois ! Il y a bien donc en France, une façon différente d'être traité, selon que l'on appartient ou pas à certains cercles ! Et c'est contraire à la devise de notre République ! [...]
choopy
La loi
Monday 1 December | 17:00
Messieurs les journalistes, les commentateurs des journaux écrits ou télévisés vous n'êtes pas au dessus des lois. La loi s'applique à tous. Ce monsieur de Libération a été convoqué à trois reprises, certainement sur Commission Rogatoire d'un magistrat instructeur. Il n'a pas déféré. Je dis à cet homme qui est aussi papa quel exemple pour ses enfants, quelle démonstration de force. Si j'avais été à la place de M. de Fillipis je me la serai fermée (la gueule). Allez M. De Filippis, la force publique a juste était utilisée pour vous faire entendre raison. Vous qui n'êtes quand même pas le dernier des imbéciles "force doit rester à la loi".
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