Publié le 28/11/2008 à 13:35 - Modifié le 28/11/2008 à 15:55 Le Point.fr
lepoint.fr (avec agence)

Le Président se fixe pour objectif "que plus personne ne meure de froid en 2008" © JOEL SAGET/AFP PHOTO
joellesol
@Ellem: Moyens mis ou pas ...
Thursday 4 December | 18:34
... Cela ne servira à rien parce que pour des raisons idéologiques, nos assos et nos services sociaux font le contraire de ce qu'il faudrait. Par idéologie, on mélange tout le monde : le fou agressif avec le pauvre, le drogué avec le type qui sort de prison. Tu demandes si on accepterait d'être hébergé dans un gymnase si notre chauffage était en panne. Si la température extérieure est en dessous de 5, oui si c'est avec des braves gens. Non. Si je dois dormir avec n'importe qui susceptible de me violer ou de me tuer durant mon sommeil. Si on souhaitait résoudre le problème SDF, il faudrait commencer à sérier les malades mentaux qui seraient mieux à l'hôpital que dans la rue, les drogués qui ne s'en sortiront que s'ils acceptent une désintoxication et les vrais pauvres qui ont non seulement besoin d'un toit mais aussi d'une boite à lettre et d'un travail. Tant qu'on refusera de différencier les problèmes, on s'interdit de les résoudre.
ellem77
Vivre "le terrain"
Thursday 4 December | 14:09
Lisez des revues spécialisées au lieu de n'écouter que les discours à la télé et vous verrez les vrais raisons de la levée de bouclier des associations. Parce que pour pouvoir répondre à ce sujet, je pense qu'il faut le connaître. Il faut avoir travaillé ou être bénévole auprès de ces mêmes SDF pour comprendre pourquoi ils pourraient être contre eux-mêmes. De par ma profession, je travaille avec eux et franchement, je comprends leur refus. Je ne parlerai pas de liberté de choix qui prend des définitions différentes selon les personnes. Ce qui est important, ce sont les moyens qu'on va mettre derrière cette loi. Actuellement, il n'y a pas assez de place en foyer, c'est une réalité, alors si cette mesure s'applique, ces SDF iront sur un lit de camp au milieu d'un gymnase, entre une bonne 50aine d'autres SDF ! Assez inhumain comme situation. Alors que dans leur tente ou leur squat, c'est chez eux, ils y ont toutes leurs affaires (qui au passage risquent d'être volées s'ils ne sont pas là). Vous aimeriez être chassés de chez vous pour aller dans un gymnase juste parce que votre chauffage ne marche plus ? De plus, ils connaissent bien leur situation et savent pertinemment que ce n'est pas en étant obligé de dormir 1 nuit dans un gymnase qu'ils peuvent s'en sortir ! Une proposition me direz-vous : un logement stable ! Comme vous dites : il y a plein de logements ou bâtiments vides, pourquoi ne pas les aménager pour les utiliser ? Parce que ça coûte des sous bien sur ! Mais quel prix vaut la "non-assistance à personne en danger" ? De plus, c'est un point de vue personnel mais mon crédo de professionnel est "je ne sais pas ce qui est bon pour l'autre, lui seul le sait". Alors j'évite de parler à la place des gens surtout quand je ne connais pas leur situation. Pour moi, leur liberté de choix est très importante. On ne condamne pas quelqu'un qui a tenté de se suicider. Pourquoi condamner ces personnes (en leur disant qu'elles ne veulent pas s'en sortir) qui font le choix en connaissance de cause de rester dans leur tente ?
joellesol
@jo91
Wednesday 3 December | 19:25
Excellente analyse. Pas un mot à rajouter.
Narr
Quelqu'un se sent-il concerné ?
Monday 1 December | 23:58
Tout ce cynisme dans vos bouches, mes compatriotes ! Vous savez tous, mieux les uns que les autres, faire la leçon et se comporter en gens raisonnables, de droite ou de gauche c'est à qui mieux, mieux. D'un côté, ce sont les SDF qui ont choisi et les gauchistes qui feraient mieux de se taire ; de l'autre, c'est la droite qui est moralisatrice et égoïste et la société qui est injuste. Au fond, toutes ces choses sont autant vraies. Et qu'est-ce qui nous reste ? Chacun pour sa peau, du mépris partout et aucune action politique viable, de la part de citoyens concernés. Il faudrait peut-être arrêter de croire que les choses ne dépendent pas de nous.
italiafaradase
Associations
Monday 1 December | 20:27
Les associations qui réclament sans cesse et passent leur temps à critiquer les gouvernements de droite, passant sous silence l'incapacité et l'hypocrisie des gens de gauche... On devrait pouvoir demander à ces organisations de publier la liste et les adresses et téléphones de leurs membres. Dès qu'un SDF serait repéré par temps froid, on convoquerait le président et les membres voisins de l'endroit où se trouve le SDF. On pourrait leur demander de venir le chercher pour l'héberger dans leur sweet home ... Il y a de bonnes âmes qui résonnent comme des peaux de tambour !
belka
Il y a donc trop de places !
Monday 1 December | 08:56
Voyez, ce sont les SDF qui ne veulent pas être aidés, alors que 15 % seulement des demandes sont satisfaites. Mais cela, il se garde bien d'en parler. Voilà une grosse dose de cynisme.
magali
Sarkozy veut mettre le SDF en situation de décider
Monday 1 December | 00:31
C'est vrai, ou c'est une blague ? Sarkozy veut mettre les SDF en situation de les loger convenablement ? [...] C'est tellement laid, encore plus laid que d'habitude et encore plus de jeunes à la rue. Que peut-il leur proposer, sinon un lit dans une barraque ? Il aimerait coucher dans une barraque M. Sarko ? Avec d'autres SDF qui toussent, qui boivent, se bagarrent ? C'est ça la liberté ? On peut dire aussi, Sarkozy veut mettre les malades pauvres, en situation de mourir, puisqu'ils ne peuvent plus se soigner ! Ou Sarkozy voudrait nous prendre les quelques sous que nous avons épargnés pendant des années de travail, pour le laisser à nos enfants qui risquent eux aussi dans quelques années, de se retrouver dans les rues. La Ministre a préparé sa loi : Résultat, les professeurs des CHU s'en vont, vite repérés par les cliniques privées, avec des salaires beaucoup plus importants et des coûts qui grèveront encore la sécurité sociale. Ils soigneront les gens riches, nous nous contenterons de ce qui reste. Sarkozy nous montre bien, combien il aime les Français ! Madame la ministre : les hôpitaux sont vides ; elle cherche à ramener les professeurs dans les hôpitaux et va essayer de récupérer les malades jetés de l'hôpital, Ils finiront bien par retrouver leurs professeurs dans les cliniques privées ? [...] Drôle de travail ! Elle a voulu faire "la forte" dans un milieu qu'elle ne connaît pas, voici le résultat. Je vois la France se transformer en eau de boudin, je ne peux que le déplorer. [...]
MARBAL
Où est le problème ?
Sunday 30 November | 23:24
Décider quoi ? La plupart ont décidé depuis fort longtemps...
cassandre
La misère mortelle
Sunday 30 November | 19:10
Ce que propose notre Président est un début, un tout petit pas qui s'il est sincère et mis en pratique sera une bonne chose. Mais ce n'est pas suffisant pourquoi ne pas offrir a ces personnes un abri plus solide et chaud que ces tentes dans les bois ? Il y a de petits "chalets" en bois, en forme d'igloo pas chers qui avaient été "inventés" il y a peu d'années par un particulier ce serait toujours ça même s'il n'y a pas tout le confort?mais bon, ce n'est qu'une suggestion, sans doute utopique....Ces hommes ont mis tous leurs biens dans ces "cabanes" de fortune, et certainement que leur refus d'aller dans un centre vient aussi du fait que s'ils laissent cette cabane sans surveillance ils risquent de ne plus la retrouver ou de la voir occupée a leur retour... EDF se fait des milliards sur notre dos, alors elle pourrait bien leur offrir un peu d'électricité gratuite...
jo91
Associations gauchardes
Sunday 30 November | 18:17
Ces associations gauchardes sont exactement alignées sur celles qui sont en faveur de l'immigration illégale : elles n'ont strictement rien à faire des personnes en question ; elles ne font qu'exploiter la misère humaine, [...] dans un but politique très simple : celui de semer le chaos, sous "un vent de violence". [...] ces associations accumulent les déclarations véhémentes et contradictoires : - un jour, elles déclarent que le méchant gouvernement de droite ne fait rien pour les pauvres, les laissent mourir ; et ils exigent un hébergement immédiat, en hurlant à la mort, à l'assassinat, à l'atteinte aux droits de l'homme ; - le lendemain, lorsque le gouvernement étudie des mesures en ce sens, elles vocifèrent, parlent d'atteinte à la liberté et aux droits de l'homme, de déportation dans des camps, et hurlent encore à la mort. Tantôt, il faut héberger dans l'heure les sans-domiciles par soi-disant respect des droits de l'homme et de la dignité humaine, tantôt, il ne faut surtout pas le faire, par soi-disant respect des droits de l'homme et de la liberté. Dans cet embrouillamini de contradictions, une chatte n'y retrouverait pas ses petits. La vérité est que ces associations se moquent bien de ces individus dont la plupart font le choix farouche de rejeter la société ; elles se moquent bien qu'ils meurent - au contraire : plus elles peuvent les exposer aux caméras, plus elles peuvent compter de drames dans les rues, de cadavres, plus elles sont confortées dans leur existence et leur pérennité. Leur unique but est d'agir "contre" le méchant gouvernement de droite. A ce dessein, comme tous leurs "camarades" de Gauche (soi-disant modérée ou extrême), elles se contredisent sans cesse, souvent dans la même phrase : tout ce qui compte, c'est de dire du mal de la droite, sans soucis de cohérence. Un instant, ils disent une chose pour critiquer le Gouvernement et l'accuser des pires crimes, l'instant d'après ils disent exactement le contraire pour critiquer et accuser davantage. La seule cohérence qui compte pour eux, c'est d'attaquer le Gouvernement et d'en dire du mal. Fort malheureusement, les Français ne relèvent pas ces contradictions dans la malhonnêteté du discours comme dans celles des intentions, et ne retiennent que ce qui est répété à longueur de discours contradictoire: "Sarkozy = méchant, droite = méchante, gauche = gentille".
Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Point.
Il est interdit d'écrire des commentaires contraires aux lois françaises.
Le Point se réserve le droit de supprimer les commentaires ne respectant pas la charte éditoriale du Point.
Le commentaire une fois diffusé ne peut etre supprimé ou modifié qu'en envoyant un email.