Publié le 26/08/2008 à 11:39 - Modifié le 26/08/2008 à 11:42 Le Point.fr
Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)

Les huit disparus emportés dimanche par une avalanche dans le massif du Mont-Blanc ont été identifiés © AFP
Kikilagrimpeuse
@Citoyen : l'aptitude des vicitmes n'était pas en cause
Thursday 28 August | 16:53
L'aptitude des victimes à réaliser cette course n'est ici pas en cause. Le drame du Mont Blanc du Tacul est dû à un danger objectif, en l'occurrence une avalanche provoquée par une chute de séracs. Il ne s'agit pas d'une course difficile et une des cordées disparues comprenait un guide. En alpinisme, le risque présenté par une voie n'est pas du tout corrélé sa difficulté. De très nombreuses courses de neige cotées F (faciles) ou PD (peu difficiles) sont extrêmement exposées aux dangers objectifs. Inversement, beaucoup de voies d'escalade difficiles (TD, ED), souvent sur un rocher compact, présentent beaucoup moins de risques dès lors que les compétences techniques sont réunies. Ce drame est terrifiant justement parce qu'il rappelle cruellement qu'une course aisée par une belle météo peut virer au drame sans que même les professionnels puissent le prévoir. Tout accident n'est pas évitable en montagne. Ceux qui la pratiquent le savent en partant.
daniel
Secours payants
Wednesday 27 August | 07:30
Bonjour à tous, Tout à chacun peut aller en haute montagne avoir un accident ce n'est pas grave les secours vont venir. Qui paye ? Nous les contribuables. Il devient simplement urgent de mettre en place l'assurance obligatoire pour toute personne fréquentant la montagne. Dans le cas où des personne ne sont pas assurées, elles devront payer leur sauvetage. C'est normal. C'est une mesure de bon sens. À partir du moment où cette mesure sera mise en place, la responsabilité des montagnards étant en jeu, il y aura forcément moins d'accidents. Voilà mais nous sommes en France ...
dol
Le sport
Tuesday 26 August | 21:40
Il est vrai que chaque sport comporte des risques ; un mort est un mort de trop et pas seulement dans le sport, j'ai juste une pensée pour ces gens morts sur le coup ou alors dans des souffrances... à leurs familles... Tous vos propos ne les remplaceront pas. Avec des si...
Marie
La Montagne
Tuesday 26 August | 20:18
D'accord avec Rowan 11, Absolom, etc. Il y a aura toujours des inconscients pour mettre la vie des autres en danger, là ce n'était pas le cas, et le détachement d'un sérac est imprévisible, je sais de quoi je parle contrairement à Citoyen qui à priori ne connaît pas la montagne et mélange tout. Est-il déjà parti en expédition avec les guides expérimentés de Chamonix - pour ne pas les citer - qu'il le fasse il verra que rien n'est laissé au hasard et qu'une expédition prévue peut-être reportée si les conditions climatiques l'imposent. Il faut savoir écouter et respecter les conseils des professionnels de la montage, comme de la mer d'ailleurs. Laissons la liberté à chacun de pratiquer le sport ou le loisir qu'il souhaite, que ce soit montagne, en mer, à pied, à cheval, ou en voiture. Les interdictions ça suffit, quant aux réglementations déjà existantes, il suffit de les appliquer. Par contre pour les inconscients, il devrait y avoir des amandes si fortes qu'ils réfléchiraient à deux fois avant de partir et bien sûr ils en seraient avertis avant le départ.
rowan11
réponse à citoyen
Tuesday 26 August | 16:26
La neige ne part pas sous les pieds, on ne parle pas non plus de réchauffemnt climatique. Dans ce cas précis il s'agit de "chute de séracs". Un sérac est un bloc de glace de grande taille formé par la fracturation (dépassement du seuil de plasticité de la glace) d'un glacier. Cette fracturation est liée à une rupture de pente de la roche sous-jacente ou à la présence d'une falaise (glacier suspendu). Une zone de séracs est généralement une partie difficile à franchir lors de la progression d'alpinistes sur un glacier. Une "chute de sérac" décrit l'écroulement soudain d'un ou plusieurs séracs vers l'aval, potentiellement extrêmement dangereux pour les alpinistes ou les villages pouvant se trouver en contrebas. Les blocs de glace se fracturent en blocs plus petits, et une partie de la glace peut fondre, provoquant des laves torrentielles et/ou des coulées de boue. Les chutes de séracs ont fait 124 victimes en Suisse entre 1914 et 1983. Il faut aussi songer que nous sommes encore en été,donc neige instable. Quant à ceux qui partent sans connaissances j'appelle ça des inconscients, il y en aura toujours, avant de partir il faut un bon équipement, se renseigner sur la météo mais je ne vais pas m'étaler sur ce qui relève du bon sens ! Les acteurs de ce drame étaient des alpinistes bien encadrés avec des guides, ils se sont justes trouvés au mauvais moment au mauvais endroit. Laissons les reposer en paix dans leur linceul de glace.
absolom
Interdire interdire
Tuesday 26 August | 11:13
Si les alpinistes ont envie d'aller vivre leur passion au péril de leur vie, qu'on les laisse faire. C'est leur choix. Il y a beaucoup d'activités dangereuses : moto, boxe, bateau, parachutisme... Qu'on nous laisse notre liberté, du moment qu'on paie ce qu'il faut pour ne pas faire supporter le poids financier de nos erreurs à la société.
Réaliste
Les accidents ça arrive
Tuesday 26 August | 10:33
Mais voyons, réféchissez, ne voyez-vous donc pas que "Citoyen" a raison ! Pendons le maire de la commune, et interdisons définitivement, tout ces sports à risques. Ou alors, tant qu'à faire, bétonnons la montagne, comme ça nous pourrons tranquilement nous rendre au sommet en voiture ! Quoi que ce ne soit peut-être pas une bonne idée, vu qu'il y a beaucoup plus d'accidents de voiture que d'accident de montagne. Par ailleurs, en mer, vous semblez oublier qu'il n'existe pas que les moyens "motorisés", par exemple, vous n'avez besoin d'absolument aucun permis pour faire une balade à bord d'un dériveur à moins de 2 miles (3.2 km) des côtes. Or voyez-vous, il y a largement le temps d'avoir un accident à cette distance ! La mer serait-elle plus "sécurisée" que la montagne ; chaque année il y a plus de 400 noyades accidentelles entrainant la mort, dont 60 % à la mer environ et dont 9/10 dans les 300 mètres de la plage. Les dériveurs et autres planches à voiles et baignades en mer sont-elles interdites pour ça ? J'ai pratiqué le dériveur, et je pratique actuellement l'escalade (pas l'alpinisme), les risques font partis de ces activités (et de beaucoup d'autres d'ailleurs) et il n'y a rien à y faire à part se préparer correctement, être conscient de ses possibilités, s'informer et rester prudent en toute occasion. Quand on se lance dans ce genre de chose on le fait en étant conscient des risques. Certes, il y a aussi des inconscients (ce qui n'est absolument pas le cas de l'affaire qui nous préoccupe puisqu'une chute de sérac est imprévisible), mais ce n'est pas en interdisant la montagne ou la mer que vous les empêcherez de se tuer, ils iront le faire ailleurs. Le mieux si on ne veut pas d'accident, c'est de rester calfeutré chez soi... Ah bah non, mince, chaque année il y a 10.000 accidents domestiques entrainant la mort ! Les accidents ça arrive, mettons plutôt l'accent sur la formation et l'information que sur la répression !
Fricky
Réponse à citoyen
Tuesday 26 August | 10:15
L'actualité met toujours l'accent sur le spectaculaire : avalanche, crash d'avion... On ne peut pas juger de l'importance d'un risque à sa couverture médiatique : l'avion reste plus sûr que la voiture. Et par comparaison aux Alpes, chaque année, dans le monde, 150 personnes sont victimes de chute de noix de coco. Je pense qu'il existe suffisamment de causes dont la défense permettrait de sauver des vies qui n'ont rien demandé (guerre, famine, maladie...) plutôt que de partir en croisade pour interdire les pratiques à risques de sportifs passionnés et responsables.
bobo con
Réponse à une interrogation
Tuesday 26 August | 09:25
Quand allons-nous prendre conscience que le risque, c'est la vie? A vouloir que toute activité humaine soit inoffensive, on a déjà interdit ou quasi un certain nombre de comportements dits "à risque". Voulez-vous progressivement interdire la pratique de la montagne, la navigation, le parachutisme, puis bientôt la bicyclette, la course à pieds, le ski nautique, la plongée sous-marine, avec, pour terminer en apothéose, les rapports sexuels, qui sont l'activité la plus dangereuse qui soit ? Est-ce une nouvelle conception de la liberté ?
Citoyen
Interrogation suite
Tuesday 26 August | 09:07
Mon propos n'était pas d'interdire. Je rends bien volontiers hommage aux secouristes, cela va de soi. Mais ce ne sont pas eux qui sont en cause. Parmi ces 100 morts jugez-vous que tous étaient des alpinistes capables de faire les courses qu'ils ont effectué ? Vous parlez de la mer, mais pour piloter un bateau à moteur (+ de 9 cv) il faut un permis qui permet de former et valider les compétences. Je sais très bien que vous n'aimez pas cet aspect des choses et que c'est justement ce que vous ne voulez pas. Mais 100 morts ! Aujourd'hui les conditions permettent à beaucoup de gens de "faire de la montagne" en passant par Décathlon, alors qu'ils ne sont pas forcément aptes à le faire. Parmi les 100 morts il y a aussi des "randonneurs"... d'où mes questions qui semblent vous déranger et auxquelles vous ne répondez d'ailleurs pas.
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