Publié le 16/02/2009 à 09:18 - Modifié le 16/02/2009 à 20:13 Le Point.fr
lepoint.fr (avec agence)

Les militants du Collectif contre l'exploitation ont monté neuf barrages lundi en différents points de l'île. Les forces de l'ordre ont été envoyées sur place © Julien Tack / AFP
yokolele
Manipulation du LKP
mercredi 25 février | 09:19
Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement. Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ? Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n'est pas compétent ? Je choisis sans hésiter l'étranger qui travaille bien. Je ne suis pas nèg a tou pri. Je suis noire et fière de l'être mais je reconnais la valeur des gens, comme l'a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream, « J'ai l'espoir qu?un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité » Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d'où je viens mais ce n'est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie. Y'a des cons partout et c'est là le seul racisme que je m'autorise : j'aime pas les cons. 7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires. Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir entreprendre, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne f... rien), s'il n'a pas d'activité justement à cause de votre grève. Vous ne dites pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux. Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n'est pas vous qui paierez leurs factures, les traites de la Soguafi. Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève. Presque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public. Ce n'est pas l'Education nationale, ni la Sécurité sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés. Qu'ils vous parlent des heures de délégation syndicale. Mais les petits, qui sont simplement syndiqués, comment feront-ils ? Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts. Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n'ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte. Et voilà le devenir des petits travailleurs que soi-disant vous défendez. Réfléchissez un peu. Quand vous faites grève, faîtes-le de façon intelligente. Arrêtez de tuer le pays. En fait, vous ne recherchez qu'une chose, l'indépendance. Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu'elle en veut toujours plus, elle s'en ira. Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir. Nous avons l'exemple d'Haïti. Ce sont des noirs qui s'entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs frères Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd'hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux-là mêmes qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain. Ce jour-là, je vous le dis franchement, an ka foukan (Pas besoin de traduction). J'aime mon pays, mais en ce moment, j'ai honte d'être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui pensent comme moi, faites-le savoir...
cmz
En réponse à pas mal de comms déja lus (1ère partie)
mercredi 18 février | 03:22
Je trouve vraiment stupide (pour ne pas dire vraiment ce que je pense) de la part de quelques internautes de vouloir "philosopher" sur un sujet que vous ne maîtrisez même pas ; à en regarder ce que vous écrivez, on a l'impression que vous écrivez pour écrire ! Donc quand vous ne savez pas quelque chose, ne soyez pas "naïfs" et essayez de connaître le fond même du ou des problème(s). (Je tiens quand même à rappeler qu'un enfant, petit, quand il ne comprend pas quelque chose il demande : "pourquoi... ?" - Sachez donc prendre exemple sur eux, comme quoi il y a quelques notions de base qui échappent à certains au fil des années ! Difficile d'être une grande personne !) Les revendications sont bonnes ainsi que les méthodes employées ! (avec plus d'informations sur le sujet vous auriez compris pourquoi !) C'est vraiment malin de prendre pour un appel à la haine les paroles de Domota, alors que tous les jours quelques centaines d'hommes armés (sortis de France, je vous laisse donc deviner par qui ils "pourraient" bien être envoyés !) débarquent tous les jours en Guadeloupe, alors que depuis le début du mouvement, nous, Guadeloupéens, n'avons pas fait, et ce, jusqu'à ce jour acte de violence (pour quelques ignorants de la situation !) ... Bien sûr, ce sont les Guadeloupéens les "méchants" dans l'affaire et l'Etat français la victime... Pfff sotises ! Aussi, pour les quelques rares, si il y en a, à avoir le film sur les békés de Martinique, vous m'en direz des nouvelles... (si c'est pas du racisme pur ça, alors que les médias se sont simplement contentés de dire qu'il s'agissait de "propos inadmissibles" ; ça aurait un Noir (je ne suis pas raciste !) qui aurait dit cela on ne se serait pas privé de les qualifier de racistes !) De plus, je tiens quand même à signaler qu'au départ, l'Etat français à cherché à étouffer l'affaire, mais vu l'ampleur que ce mouvement prenait (même les Anglais en parlaient déjà !), il a quand même fallu en parler (... au plus grand mécontentement de certains). Et quand enfin, la télévision française a commencé à en parler, je ne nommerais pas de chaînes, mais on était au bord de la désinformation ! C'est simple : on ne diffuse pas les images qui dérangent ! Après tout, la technologie de l'information c'est bien beau et efficace, mais elle a aussi ses inconvénients : comme dit plus haut, on supprime ce qui dérange !
la révoltée
Ils se moquent de nous
mercredi 18 février | 02:49
Des patrons se disent actuellement je cite "que lorsque nous aurons faim, nous reprendrons le travail" je parle bien sûr des gros patrons et je ne citerai pas leur car nous les connaissons tous. Ces même patrons attendent que l'état leurs accordent plus de subventions et d'exonération de charges pour nous les reverser cela veut dire qu'ils ne se sentent pas concerner par les difficultés des guadeloupéens, martiniquais et guyannais. Tout ce qui les intérressent c'est gagner plus de sous.
gatyxam
Quand on veut grimper aux cocotiers il faut avoir le derrière propre
mercredi 18 février | 02:48
Lecteurs perspicaces auxquels rien n'échappe, vous aurez tout de suite deviné à travers mon commentaire, qu'il s'agira avant tout de parler de la Guadeloupe ainsi que l'intensité symbolique que recèle un système colonial mis en place depuis des décennies et qui tire à sa fin. Combien de leaders nationalistes ont été tués dans une grotte en Nouvelle Calédonie, alors qu'à l'époque ils posaient déjà ce problème de domination coloniale ? Pourquoi vous entretiens-je de cette réalité ? En effet, quand on lit certains commentaires, on est obligé de constater qu'en matière de niaiserie intellectuelle la réalité dépasse la fiction. En effet, c'est si facile de dire à tout bout de champ "que ce sont des abonnés au RMI, qui ont 40% de plus sur leurs salaires et des retraites supérieures, il n'y a qu'à leur donner leur indépendance pour qu'ils deviennent comme les Haïtiens..." Si l'on s'arrête sur une "pwofitasyon", est-il normal que des chefs de service mutés sur ces 'îles pour 3 ans, le plus souvent par définition irresponsables, puissent décider du destin de tout un peuple ? Est-il normal que ces improductifs logés par l'Etat pour nombre d'entre eux, payés en salaires très élevés, avec de nombreux avantages, aient un pouvoir de décider supérieur à ceux qui créent de la richesse et produisent de la valeur ajoutée. Aujourd'hui, j'ai du mal à croire que ces rassemblements contre l'exploitation en Guadeloupe en Martinique et en Réunion ne parviennent pas à ouvrir les yeux aux non-voyants de l'intellect frappés de cécité mentale. Evidemment, quand on est inapte à la réflexion on se livrent à des charabias abscons. Cependant, il est de signes qui ne trompent pas : L'oligarchie républicaine a inventé toute une palette d'euphorisants modernes et efficaces pour maintenir sa domination, hélas ; maintenant les gens ont le courage de frémir des justes indignations car tout par à vau-l'eau. Bien malin celui qui pourra dire ou s'arrêtera cette mobilisation.
vévé
Se cultiver pour mieux juger
mercredi 18 février | 00:04
Avis à tous ceux qui parlent trop vite de choses qu'ils ne comprennent pas. Les Antillais ne sont pas fous. Ils ne manifestent pas sans raison. Avant de porter des jugements hâtifs, certains devraient se renseigner, se cultiver. On ne peut juger et comprendre les réactions d'un peuple si on ne connaît pas son histoire. Les Antillais apprennent la culture française à l'école. Il y a encore une vingtaine d'années, on nous apprenait "nos ancêtres les Gaulois" : application stricte et idiote du programme national. Les différents gouvernements français ont toujours méprisé les peuples des Antilles. Les métropolitains, eux, ne connaissent pas l'histoire de la Guadeloupe et de la Martinique. Peu nombreux sont ceux (quelle que soit leur couleur de peau) qui connaissent l'histoire des peuples des Antilles : les déportations, l'esclavage, les batailles pour arracher la liberté, les massacres perpétrés par l'Etat français et les esclavagistes, l'abolition de l'esclavage, les massacres du 14 février 1972 à Moule en Guadeloupe, celui de février 1974 en Martinique, celui de mai 1967 en Guadeloupe. De grâce, à tous ceux qui ne connaissent pas ces peuples de la Caraïbe, c'est l'occasion de vous enrichir. Lisez Patricia Braflan-Trobo, Raphaël Confiant, Gisèle Pineau, Aimé Césaire... Ecoutez Canal 10, Radio Caraïbe International sur le net. Que l'on arrête de mépriser les peuples des Antilles. Cela ne sert à rien de cultiver la haine entre races, car nous sommes tous des sangs mêlés. Aux Antilles, nous avons tous un, deux, trois membres de la famille qui sont blancs, rouges ou jaunes. D'un autre côté, le vrai gaulois n'existe plus, la plupart des personnalités et ceux qui détiennent les leviers du pouvoir en France Métropolitaine, sont originaires d'Espagne, d'Italie,d'Afrique du Nord... même notre Président de la République n'est pas français de souche. Alors, soyons un peu plus tolérants et faisons preuve d'un peu de compassion envers ceux qui souffrent et qui réclament plus de pouvoir d'achat.
la révoltée
La minorité
mardi 17 février | 20:28
Ceux qui se plaignent en Guadeloupe que le LKP nous empêche de reprendre le travaille ou tout autre allégation sont des lâches. Il n'a qu'avoir combien l'essence à baisser et peu encore baisser à cause d'abus. Il vaut mieux se taire quand ont ne sait pas de quoi on parle et surtout quand on ne vit pas sur place pour voir. Regardez Canal 10 et vous saurez quel est la réalité guadeloupéenne ?
la revoltée
Occupez-vous de vous
mardi 17 février | 20:17
Il y a bon nombre de métropolitains qui travaillent et ceux-ci ne peuvent même pas se payer un appartement pour vivre décemment. Alors, au lieu de nous juger, vous feriez mieux de vous interroger sur les réelles motivations du gouvernement qui s'acharne à nous faire passer pour des c... et des fainéants. Une baguette coûte 0.90 cts, un pain 1.10, le lait 1.30, la farine 1.40, la brosse à dent de M. Yves Jégo 4.00 euros. Et nous devons nous y faire. Mais nos salaires n'ont pas augmenté. Et je le rappelle, en Guadeloupe et ses dépendances, il n'y a pas de concurence des prix. Alors, big fòs pour le mouvement Liyannaj Kont Pwofitasyon. Car la vie est trop chère en Guadeloupe.
hispanola82
Renseignez-vous
mardi 17 février | 19:25
On dirait que ceux qui commentent ont tous vécu en Guadeloupe ! Au lieu de recracher ce que vous voyez à la TV, lisez ! Les Antilles ont vu naître bon nombre d'écrivains. Je suis d'accord... Si nous, Métropolitains, étions un peu plus combatifs, nous n'en serions pas là ! Pour votre info, un béké ne se compare pas à un métropolitains. N'oubliez pas qu'il n y a pas que des Noirs aux Antilles ! Arrêtez avec vos histoires d'indépendances, etc. Cessons d'être lâches... Ce qu'il se passe en Guadeloupe pourrait arriver en Métropole. Il est juste déplorable que ceux qui ne sont pas dans la Fonction politique paient pour ceux qui sont abonnés à ce genre de pratique. Par contre, je dénonce la violence, non pas de la société antillaise mais des bandes de b... qui profitent de cette occasion pour casser...
vévé
Vérite et justice sociale en Guadeloupe !
mardi 17 février | 18:28
Tout le monde a sous-estimé cette grève générale qui est devenue une véritable crise. Certains n'ont pas réalisé que nous sommes en 2009 et que les anciennes pratiques de répression sont révolues. Ni les békés (descendants des anciens esclavagistes), ni les membres du gouvernement n'ont pensé que le peuple aurait manifesté pendant aussi longtemps, en aussi grand nombre et dans le calme ! Toutes les personnes qui ont un minimum de culture générale sur les Antilles savent que ce sont les békés qui détiennent le pouvoir économique aux Antilles, parce qu'à la libération des esclaves, ces derniers ont continué à travailler pour leurs anciens maîtres, faute d'autre choix, faute d'argent. Ceux qui sont cultivés savent aussi que la France a construit sa richesse sur le sang et la sueur des anciennes colonies. Au bout de 15 jours de grève générale, le Préfet s'est levé et a quitté la table des négociations ! L'aurait-il fait dans un département de Métropole ? Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer n'a pas trouvé mieux à faire que de quitter le département alors que les négociations n'étaient pas terminées. Ils avaient négocié de 9h00 le samedi, à 7h00 le dimanche pour aboutir à un accord, tout le monde se préparait à reprendre le travail le lundi, un pré-accord a été signé à 4h00 du matin. Lorsqu'ils se sont quittés à 7h30, le dimanche, le secrétaire d'Etat leur avait donné rendez-vous à 17h00 pour signature d'un accord. Alors que les grévistes, les socio-professionnels et les élus étaient en route et se rendaient à la Préfecture, ils ont appris par téléphone, que le secrétaire d'Etat quittait le département et allait prendre l'avion. En Métropole, on se gave de protocoles et aux Antilles, on n'est pas capable de faire preuve d'un minimum de politesse. C'est le secrétaire d'Etat qui a rompu les négociations. Fallait-il qu'il s'en aille de cette manière ? Aurait-il agit ainsi dans un autre département français ? N'est-ce pas du mépris ? Est-ce qu'une grève générale aurait duré 28 jours en Métropole ? Est-ce que des escadrons de plus de 300 gendarmes sont nécessaires dans un si petit pays (460 000 habitants) ? Etait-il nécessaire de charger les grévistes alors qu'ils manifestent pacifiquement ? Indépendamment des revendications, est-ce une manière pour un gouvernement de traiter une crise sociale ? Pourquoi convoque-t-on les journalistes de la presse locale (convocations de plusieurs journalistes) ? Ceux qui craignent la contagion ont tout fait pour qu'elle ait lieu (Martinique, Guyane, Réunion...), un peu de sagesse. Que les membres de ce gouvernement et les gros patrons déposent un peu leur orgueil. Que les békés admettent qu'ils se sont déjà bien enrichis, ils doivent maintenant lâcher un peu de leur marge bénéficiaire et augmenter les salaires. En choisissant de frapper les manifestants, on a pris le risque de faire empirer la situation. Il faut que les jeunes gardent leur calme face au mépris et à la condescendance de ceux qui détiennent le pouvoir.
adrien
Conflit aux Antilles
mardi 17 février | 14:33
Et la gauche qui incite, applaudit, paie pour que ça continue, si contente qu'elle serait de voir s'installer une guerre civile... Jusqu'où ira-t-elle dans cette suicidaire irresponsabilité ? Tout comme elle le fait en France avec ses incitations continuelles à l' émeute... Belle image de partis qui se disent "de gouvernement" J'espère qu'un jour il y aura un effet boomerang ! les français de droite existent aussi en France... Un jour ils pourraient le prouver. Adrien
Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Point.
Il est interdit d'écrire des commentaires contraires aux lois françaises.
Le Point se réserve le droit de supprimer les commentaires ne respectant pas la charte éditoriale du Point.
Le commentaire une fois diffusé ne peut etre supprimé ou modifié qu'en envoyant un email.
n° 1951 - 4 fév.
Fév. 2010