Publié le 21/08/2008 N°1875 Le Point
Le putsch échoue. Ce parti dont elle se méfie tant et qui l'apprécie si peu, la présidente de la région Poitou-Charentes a pourtant bien failli s'en emparer dans la foulée de sa défaite à la présidentielle.
Le 6 mai au soir, Ségolène Royal a célébré son échec comme un véritable triomphe. Elle a pris d'assaut le siège du PS, rue de Solferino, ce réduit où elle est convaincue que tant de chausse-trapes à son endroit se sont concoctées durant la campagne. Emportée par la foule, l'Edith Piaf de Poitou-Charentes s'est hissée jusqu'au balcon de « Solfé » sous les yeux ébahis de Stéphane Le Foll, dernier des fidèles de François Hollande, dont il dirige le cabinet depuis dix ans. Pour encaisser l'affront en silence, Le Foll n'a pu que serrer un peu plus sa mâchoire, qu'il a proéminente. Ségolène, elle, s'est fait acclamer de longues minutes par une foule en liesse qu'elle a promis d'entraîner vers... « d'autres victoires ». Abracadabra ! Une formidable opération d'escamotage que seule Royal avec son culot pouvait oser ! Dans la foulée, la candidate redescend dans le bureau de François Hollande pour un bref tête-à-tête avec celui qui est encore officiellement son compagnon mais qui, dans les faits, ne l'accompagne plus depuis longtemps. Le premier secrétaire du PS pensait devoir réconforter la mère de ses enfants. Il se retrouve nez à nez avec une femme plus déterminée que jamais. « François, je veux juste te dire que je ne m'arrêterai jamais. Je vais continuer. Tout continue. » Hollande s'en doutait, il est toutefois un peu sonné. « Quelque chose s'est levé, les Français m'attendent. Le match n'est pas fini, il ne fait que commencer. » Et Royal d'évoquer le souvenir de François Mitterrand, qui a mis si longtemps à parvenir au sommet... François Hollande comprend tout de suite qu'à peine close la querelle de la présidentielle de 2007 la guerre du leadership à gauche s'engage en vue de l'échéance de 2012. Et que c'est donc son poste de premier secrétaire qui intéresse maintenant Ségolène.
Dès le lendemain, en effet, fidèle à sa stratégie d'offensive permanente, celle-ci se résout à transformer concrètement cet échec électoral en victoire politique. Trois jours après le scrutin, François Rebsamen débarque donc dans le bureau de Hollande. Le maire de Dijon n'y va pas par quatre chemins : « François, il faut que tu cèdes la place. Ton temps est passé. C'est Ségolène que la gauche attend. » Pour le premier secrétaire, le coup est rude. Certes, « Rebs » est passé avec armes et bagages du côté de Royal à l'orée de la campagne dont il fut le codirecteur au côté de Jean-Louis Bianco. Mais pour Hollande, Rebsamen, qu'il a intronisé numéro deux du PS, c'est aussi celui qui gère les affaires du parti au quotidien depuis déjà plusieurs années. Il jouit d'une réputation d'apparatchik et de légitimiste absolu, respectueux des hiérarchies établies et fidèle aux intérêts du parti avant de l'être aux ambitions des hommes. Rebsamen a la haute main sur les fédérations depuis déjà sept ans.
Hollande a tôt fait de comprendre que si celui qui est toujours son second sur le papier l'exhorte ainsi à décamper, c'est qu'en coulisses tout est prêt. [...] Lorsque le maire de Dijon lui expose ce schéma, dans son bureau, ce mercredi 9 mai, François Hollande pense vraiment que sa dernière heure, Rue de Solferino, est arrivée. Sonné, il s'enfonce dans son fauteuil. Il ne pensait pas qu'elle oserait. Elle a osé. Une fois de plus. Hollande appelle Stéphane Le Foll, qui s'emploie à lui remonter le moral et le somme de tenir bon. Mais le premier secrétaire du PS, dont la fin de règne est tant décriée, est prêt à succomber au découragement. A quoi bon tenir quelques mois encore à ce poste où il a déjà tellement enduré, alors qu'il a déjà annoncé qu'il le quitterait lors du prochain congrès extraordinaire ? C'est au moment de l'achever que son ex-compagne, bien involontairement, va lui offrir un sursis, une bouffée d'oxygène, une ultime chance de survie. Interrogée quelques jours plus tard sur une radio, Ségolène Royal renie deux propositions phares de son « pacte présidentiel » : le smic à 1 500 euros et la généralisation des 35 heures. La première promesse a été inspirée par Laurent Fabius ; la seconde résulte de la suite logique de l'engagement historique des socialistes en faveur de la réduction du temps de travail. La candidate confesse ses doutes quant à des mesures « pas crédibles » qu'elle a pourtant défendues pendant sa campagne et accuse, à mots couverts, le projet du parti d'avoir plombé ses propres propositions. L'effet de cette déclaration est dévastateur au sein du PS. Les cadres fidèles à Hollande, Fabius et Strauss-Kahn la relaient jusqu'au tréfonds du parti où nombre de militants sont interloqués de voir que celle qui a défendu leurs couleurs et les a enthousiasmés ne croyait pas elle-même à sa propre parole. Quel crédit dès lors lui accorder ? François Rebsamen est effondré. Toute sa manoeuvre d'encerclement puis de prise du parti tombe à l'eau. [...]
Rien ne va plus en ce début d'été post-défaite. Ségolène Royal décide donc de passer d'abord quelques jours de vacances en Corse avec l'une de ses filles, puis de se réfugier sur la Côte d'Azur avec ses quatre enfants dans la maison de Mougins, cette belle demeure familiale située à deux pas de la mer que le couple a acquise en 1986 pour 161 807 euros. Cette jolie villa de 120 mètres carrés est dotée d'un toit aux tuiles rondes et située dans un vaste parc privé, ombragé de pins. Elle est agrémentée d'une piscine de 4 mètres sur 9 que François Hollande et Ségolène Royal ont fait creuser cinq ans plus tard. Et depuis vingt ans, toute la tribu familiale, le couple et ses quatre enfants-Thomas né en 1984, Clémence née en 1985, Julien né en 1987 et Flora née en 1992-, y passe le plus clair de ses étés. Le rythme est tranquille, les habitudes bien arrêtées, le rituel immuable : Ségolène cuisine beaucoup, le couple marche main dans la main et parcourt les chemins de randonnée escarpés alentour, fait un peu de bateau et descend le soir, à la fraîche, sur le port de Cannes. Surtout, ils reçoivent beaucoup de copains de passage, comme Julien Dray, l'ami de vingt-cinq ans, qui possède une maison juste à côté, à Vallauris, l'ex-président de SOS Racisme Malek Boutih, le Marseillais Patrick Mennucci ou encore Michel Sapin. Là, autour de bouteilles de rosé et souvent d'un barbecue, on discute jusqu'à point d'heure, de politique bien sûr, mais aussi de foot, de cinéma, ou de rien de particulier, tout en échangeant des vannes. Une ambiance de vacances ordinaires.
Pour se retaper au lendemain de cette période difficile, l'idée de s'installer à Mougins pour l'été paraît naturelle à Ségolène Royal. A l'usage, elle va vite s'avérer désastreuse. Car si le lieu est depuis tant d'années synonyme de vacances familiales apaisées et harmonieuses, cette fois la tribu n'est plus au complet. François est parti avec son torrent de blagues et son insatiable joie de vivre ; l'atmosphère est lourde. Et le téléphone sonne peu. Les amis, politiques comme personnels, préfèrent se faire oublier plutôt que de devoir prendre parti entre « Ségolène et François », ce couple qu'ils n'ont connu qu'uni, complice, dans les épreuves comme dans les succès, et qu'ils pensaient indestructible.
C'est Dominique Besnehard qui sortira « (sa) Ségo » de sa torpeur. Lui n'a pas la fausse pudeur des vieux amis. Il a débarqué sur le tard dans l'équipée. Certes, il connaît le couple Hollande-Royal de longue date. Depuis un quart de siècle, précisément ! La première fois qu'il a rencontré Ségolène, c'était en 1983, alors qu'elle était jeune conseillère de François Mitterrand à l'Elysée. Besnehard lui avait alors remis des notes sur l'apparition d'un nouveau fléau sanitaire : le sida. François Hollande occupait lui aussi un bureau de conseiller au Château, quelques couloirs plus loin. [...]
Besnehard n'a toutefois découvert tout le potentiel de sa nouvelle égérie que sur le tard, pendant la campagne présidentielle. Besnehard a eu le coup de foudre pour « (sa) Ségo » ! Elle est belle, elle attire la lumière, elle électrise les foules, c'est la Catherine Deneuve de la politique. Sauf cette fichue diction qui fout en rogne le producteur, fâché de voir sa protégée se gâcher à l'oral.
Ainsi, au soir du premier tour, alors que depuis son fief de Melle (Charente-Maritime) Ségolène Royal, hagarde, sonnée par ses 5 points de retard sur Sarkozy, s'aventure dans une interminable déclaration, tardive et hésitante, Besnehard bout devant son téléviseur. Il s'empare de son téléphone et laisse un message à François Hollande : « François, il ne faut pas la laisser s'enfoncer comme ça. Il faut que tu lui dises de travailler sa diction. Rappelle-moi ! » Hollande n'a jamais rappelé.
En juillet, il a beau être particulièrement familier de l'endroit, festival oblige, Besnehard choisit de passer quelques jours de vacances à Cannes. Comme un semblant d'heures sup... Il passe un coup de fil à Ségolène à Mougins pour prendre de ses nouvelles. Rien qu'en entendant le son de sa voix il se rend compte à quel point sa nouvelle égérie est au fond de l'abîme. Il est habitué aux coups de déprime qui plombent les vedettes dès lors qu'elles quittent les feux de la rampe. Il pressent ce que peut être le « campagne blues » au lendemain d'une épreuve aussi exaltante et épuisante qu'une présidentielle. Dominique Besnehard déboule aussi sec. Dans le milieu du show-biz, il fait discrètement passer le message que sa favorite déprime. Un à un les artistes qui l'ont soutenue pendant la campagne l'invitent : Cali, Jeanne Moreau, Yannick Noah... Le chanteur Bénabar se fend d'un long coup de fil réconfortant. Il est attentionné, chaleureux. La candidate en est toute ragaillardie. Les politiques ont déserté, le show-biz est toujours là. [...]
Quelque chose a changé chez François Hollande. La rupture l'a endurci. Il a vu son ancienne compagne à l'oeuvre, blessée bien sûr, malheureuse sans doute, mais impitoyable, comme renforcée par la douleur et prête à tout, ou du moins à beaucoup, pour la lui faire payer. Hollande n'a pas supporté la façon dont elle a exhibé ses états d'âme d'épouse meurtrie, trompée. Et comment elle a fait peser sur ses épaules à lui tout seul le poids de la responsabilité et de la culpabilité en le peignant, aux yeux de la France entière, en cavaleur à la fois menteur sur le plan privé et déloyal sur le plan politique. François Hollande a vu là tous les talents de communicatrice perverse de son ex-compagne. Il en a été exaspéré, excédé, presque dégoûté.
Surtout, par-delà cette communication intime, François Hollande est taraudé par le remords. Et celui-là ne concerne qu'indirectement sa séparation. Le remords qui travaille le premier secrétaire du PS tient à son ambition. Il a laissé passer une chance en 2007, il le sait, il s'en veut. Et il lui en veut à elle, Ségolène, car il l'en tient pour responsable. Depuis plus d'un an, dans ses conversations avec des proches, dans ses échanges avec des journalistes, François Hollande rumine. Le premier secrétaire du PS se demande encore comment et pourquoi il n'a pas pu être candidat à la présidentielle. Il se repasse le film des événements qui ont conduit à ce ratage, s'en épanche auprès de son noyau de fidèles, son directeur de cabinet, Stéphane Le Foll, Frédérique Espagnac, mais aussi avec quelques rares autres politiques comme Bruno Le Roux ou Michel Sapin.
A ses questions le patron du PS cherche une réponse dans le regard des amis : « Je ne pouvais pas me présenter, vous le savez bien, n'est-ce pas ? Il y avait Ségolène, bien sûr... » Ségolène, bien sûr. Les amis le savent. Ils comprennent. Tellement qu'ils n'osent pas l'enfoncer en lui rappelant qu'il n'y avait pas que la concurrence de Ségolène, mais aussi ces sondages désespérément plats, cette cote de popularité inexistante, son absence de projet, son incapacité à parler aux Français. [...]
Le premier secrétaire du PS ne supporte plus cette étiquette de faible qui lui colle à la peau et qui le marque depuis longtemps. Une étiquette que Ségolène Royal elle-même s'est plu à confirmer de temps à autre, implicitement ou par le biais de certains de ses fidèles. Il est désormais de bonne guerre de moquer le bilan de celui qui aura assumé, bon gré mal gré, la mission de conduire le PS pendant onze ans. Plus que Lionel Jospin, qui a régné Rue de Solferino neuf ans en deux fois, entre l'automne 1981 et le printemps 1997. Davantage même que François Mitterrand ! Celui-ci fut premier secrétaire du PS du congrès d'Epinay, en juin 1971, jusqu'à son entrée à l'Elysée dix ans plus tard, en mai 1981. François Hollande a accompli le plus long bail à la tête des socialistes depuis celui de Guy Mollet. Il est à craindre qu'il laisse dans l'histoire de la gauche le même souvenir que cet illustre prédécesseur...
Longtemps Hollande s'est moqué de ces critiques-là. Il n'était pas susceptible, n'en prenait pas ombrage, faisait mine de ne pas même les entendre. Ce temps-là est révolu. Il n'encaisse plus les attaques sans réagir. François Hollande a appris à mordre. Il est devenu méchant. Le patron du PS rit moins, se crispe davantage. Raison pour laquelle il a, par exemple, autorisé le fidèle Stéphane Le Foll à se confier dans un ouvrage à paraître à l'occasion du congrès de Reims, en novembre 2008. Son directeur de cabinet est sans doute celui des socialistes qui déteste le plus Ségolène Royal. Teigneux, dur, sans pitié, Le Foll s'accroche farouchement à cette mythologie selon laquelle la méchante Ségolène aurait privé le gentil François de la candidature qui lui revenait de droit. Stéphane Le Foll en a gros sur le coeur et une furieuse envie de vider son sac, de raconter sa vision à lui de la campagne présidentielle de 2007, des rapports Hollande-Royal, et des méthodes de l'ex-candidate à l'Elysée. François Hollande l'a autorisé, et même encouragé, à tout balancer dans un livre à paraître, comme par hasard, juste avant le congrès automnal. [...]
Un jour d'octobre 2007, Ségolène Royal prend son téléphone et fait un geste qui lui coûte : elle appelle Martine Aubry. A l'époque, tirant les leçons de la présidentielle, la candidate entend se réconcilier avec ceux dont elle demeure persuadée que c'est à eux, et à eux seuls, qu'elle doit sa défaite. Passer l'éponge, tourner la page pour mieux préparer l'avenir, ce sont les bonnes résolutions de rentrée de Ségolène Royal. Pendant la campagne, elle s'était vite coupée de tous et n'avait su ou pu associer à sa campagne ni DSK, ni Fabius, ni Aubry, ni les autres. La défaite consommée, il s'agit pour elle de briser son isolement, qu'il soit subi ou volontaire, pour rassembler large. [...]
Ségolène s'est dit alors : « Et pourquoi pas Aubry ? » Certes, son ancienne mère supérieure au gouvernement Jospin (Royal fut ministre déléguée à la Famille, aux Handicapés et à la Petite Enfance, auprès de Martine Aubry chargée d'un grand ministère des Affaires sociales) est probablement sa pire ennemie au sein du PS, où elle n'en manque pourtant pas. A l'époque, en 2000, Aubry moquait les « caprices » de cette « grande bourgeoise » de Ségolène qui passait son temps à lui réclamer des avantages : chauffeur, appartement de fonction, etc. Et des années durant, sous la gauche plurielle, puis après, la maire de Lille n'a jamais tari de persiflages sur cette « cruche » et sur son compagnon, François Hollande, si faible qu'il « se laisse mener par le bout du nez ». [...]
Lorsqu'elle se décide à saisir son téléphone pour l'appeler, cela fait des mois que les deux femmes ne se sont pas parlé. Mais ce ne sera pas encore pour cette fois. L'ex-candidate à l'Elysée ne parvenant pas à joindre la maire de Lille, elle lui laisse un message. Une semaine passe, rien, puis deux, toujours pas de réponse. N'y tenant plus, Ségolène Royal tente de joindre de nouveau Martine Aubry. La voilà au bout du fil. La maire de Lille, surprise, la laisse parler en silence pendant quelques minutes, écoute sa requête, puis dégaine, implacable : « Ecoute Ségolène, je n'ai aucune envie de te voir. Je pense que nous n'avons rien à nous dire. Je n'ai pas de temps à perdre, et toi non plus, j'en suis sûre ! » Fermez le ban, circulez, il n'y a plus rien à dire... Avec sa délicatesse habituelle, Martine Aubry vient de laisser parler son coeur. Et celui-ci regorge de haine à l'endroit de Ségolène Royal. [...]
L'automne 2006, ce moment où, en dernier recours, François Hollande n'a pu que s'incliner devant l'ascension de sa compagne, fut l'un des moments les plus difficiles de sa vie politique. Longtemps François Hollande avait laissé faire, et même favorisé la montée en puissance de sa compagne. Elle lui permettait d'éviter la concurrence qu'il redoutait le plus pour sa propre ambition élyséenne, le retour de Lionel Jospin. Chaque fois que Ségolène Royal progressait dans les sondages et suscitait davantage de ferveur dans l'opinion en incarnant le nouvel âge d'un socialisme modernisé et féminisé, elle ringardisait un peu plus l'ancien Premier ministre. Mais Ségolène est allée trop loin, trop vite, trop fort. La créature a échappé à son créateur. Frankenstein Royal s'est émancipé et l'apprenti sorcier Hollande s'est pris tout seul les pieds dans le tapis. La mort dans l'âme, il a compris, lentement, au fil de l'été 2006, qu'il ne pouvait plus bouger d'un pouce. Se l'avouer fut atroce, mais il n'a pu faire autrement que renoncer. L'un de ses proches confie, sous couvert d'anonymat, avoir vu François Hollande... pleurer.
C'était un soir de septembre 2006, tard, très tard, dans le bureau du premier secrétaire, rue de Solferino, au moment où, se rendant compte qu'il n'avait plus le choix, celui-ci confirma qu'il renonçait à se présenter aux primaires. A l'instant de reconnaître qu'il tirait un trait, au moins pour quelques années, sur l'ambition d'une vie, et qu'il ne tenterait même pas sa chance, François Hollande ne put réprimer quelques larmes. Débarrassé des liens de la vie commune avec Ségolène, François est décidé à ne plus pleurer en 2012. Et à aller, cette fois, jusqu'au bout
guillaumedit
Marre, marre, marre...
Saturday 23 August | 13:43
J'en ai marre de ces gens qui critiquent mais qui ne sont pas prêts à s'avancer clairement à découvert, utilisant des messagers et des secondes mains pour faire leur ‘boulot sale. François Hollande aurait dû depuis longtemps faire le travail pour réorganiser le PS, gagner les élections nationales et faire les réformes nécessaires pour faire avancer la France. Il a passé 10 années à la tête d'une des premières organisations politiques d'Europe, un parti qui a gouverné pendant longtemps. Il y a laisse le chaos et a présidé sur un panier de crabes égocentriques à en mourir. Si cela doit exploser pour que ça change, tant mieux. Je peux vous assurer que les militants ne sont pas des dupes et ils voient à travers toutes les manoeuvres et manipulations. Arrêtons l'hypocrisie de ceux qui disent vouloir notre vote et notre bien mais qui ne sont pas prêts à faire le travail politique - avancer leurs arguments, organiser leur projet, mobiliser leur équipe, à partir de maintenant. Nous ne voulons pas un personnage qui se présenter en homme/femme providentiel en 2011. Tout le monde sait que notre futur candidat pour battre le très efficace N. Sarkozy, devra montrer aux Français qu'il/elle a été capable de remettre le PS en position de créer un projet politique crédible et réalisable, de fédérer les forces du progrès en y associant les autres mouvements de progrès dans le pays, pour gagner une légitimité dans l'esprit de la majorité des votants. SR avance clairement, malgré ses défauts - et personne n'est parfait ! Elle au moins, elle fait un travail politique engagé, dont certains n'apprécient peut être pas le style. Mais on sait où elle veut en venir. Elle a du mérite et pour moi je préfère son modus operandi que celui des autres. Une bonne querelle plutôt qu'un mauvais compromis qui nous mènera droit dans une impasse. Et ce "nous", c'est la France car l'avenir du PS est vraiment secondaire !
MS
Pathétique
Friday 22 August | 16:46
Avec ce genre d'adversaires, M Sarkozy peut dormir tranquillement. Le Modem n'est pas un opposant sérieux non plus. Je trouve fort intéressant qui plus est que presque tous les commentaires semblent émaner de sympatisants socialistes. Personne en dehors du PS n'a visiblement cure de ce qui est écrit. Or la France mérite une opposition digne de ce nom. Encore faut-il que le personnel politique en question se montre à la hauteur de l'enjeu (il est trop facile d'accuser en la circonstance la presse de désinformation).
Aube
Désinformation (suite)
Friday 22 August | 13:58
(suite de mon précédant message) Il y avait d'autant plus de raison de l'écouter en juin 2007, que jamais socialiste n'avait réuni autant de voix sur son nom à une élection présidentielle.
Aube
C'est de la désinformation
Friday 22 August | 13:55
Cet article est injuste à l'encontre de Ségolène Royal. En juin 2007, elle aurait facilement pu demander à ses militants de collecter les signatures pour un référendum et la convocation d'un congrès anticipé. Sa cote de popularité était largement suffisante pour l'emporter et l'installer aux commandes du PS. Elle ne l'a pas fait. Par égards pour les siens, ses enfants et leur père. Sans doute, aussi qu'elle n'a pas voulu d'une prise conflictuelle du parti. Elle s'est d'ailleurs exprimée dans ce sens dans son livre de décembre 07 où elle exprime son sentiment d'inéquité que ce qui allait de soi pour un homme (Mitterrand) qu'on lui donne une deuxième chance, paraissait d'emblée exclu pour une femme. Référence au refus des cadres du PS de convoquer un congrès anticipé à sa demande.
brigitte
Simple
Friday 22 August | 13:22
Hollande est depuis longtemps au plus bas des sondages de bonnes opinions ! Je ne vois pas comment il a pu s'imaginer être un jour élu président de la République ! Pour le coup c'était la défaite dès le premier tour ! Qui ne se souvient pas de sa sortie sur "les riches à 4000 euros" ? Et on parle des bourdes de Ségolène ? Je n'ai pas lu Dray et Rebs mais il était déjà flagrant pour moi, qu'il n'a pas aidé à faire gagner la gauche ! Il aurait dû rassembler le parti, c'était son rôle de 1er secrétaire et il a failli...
babou
S.R./F.H.
Friday 22 August | 10:13
Qu'est-ce que cette histoire ? Hollande savait très bien que la mère de ses enfants se présentait. Lire le livre de DRAY "Règlement de comptes" et celui de REBS " de François à Segolene'. Dray raconte comment à Mougins, Segolene avait dit à François "c'est à toi de te présenter", ce à quoi Hollande aurait répondu :Honneur aux dames (On sait coment Dray peut varier , il est surnommé le roi des coups tordus par beaucoup de journalistes... mais de là...) Au congrès du Mans Segolene l'avait soutenu, le 1 er secrétire étant en difficulté au sein du P.S. Il sont entre 'hypocrisie de F.H. peut-être) se tenant par la main, les journalistes marchant à reculons ont officialisé le(ex).couple montrant leur intimité. A la fin du discours de F.H. Royal a déclaré aux journlistes : Applaudissez-le il l'a bien mérité. François est venu rejoinde Sego, dans les rangs des députés, et l'a embassée sur les lèvres (l'Express, Le N.Obs, Cl.arho. F.rebs..= Est-ce pour faire un croche-pied à Royal que ce livre a été écrit ? Un coup de HOLLANDE qui délègue [...] Fanou qui le soutient envers et contre tout. Pas le courage de faire vraiment qulque chose lui-même. Pas tres courageux [...] ou a-t-il peur du jugemet de leurs enfants . Leurs deux fils ont soutenu leur mère pendant la campagne . Thomas a même créé la Segosphere (peut-être M. Père a été déçu.. Le filston ayant déclaré 'j'aurais voté pour mon père, certes, mais je ne l'aurais pas aidé. Trop vieux, trop classique ? Pourquoi ce livre, Pourquoi Le Fol, pour essayer de liquider SEGOLENE, Courageuse, plus que quiconque (même et surtout B.D. qui ne dit rien. ni Aubry... L'interêt de ces livres de ce journaliste et de Le Foll.
hubert
Elle va gagner le congrès
Thursday 21 August | 22:15
Nous, les gens de Désirs d'Avenir ayant rejoint le PS au printemps 2006, savons bien les difficultés que la candidate a dû affonter parfois il est vrai avec maladresse, mais jamais malhonnêtement... Nous savions bien ce que le "Parti" lui avait imposé (35 h et les 1.500 euros de Fabius) pour devenir la candidate. C'était ubuesque car la règle fondamentale de cette femme repose sur le parler vrai et la preuve en politique... C'est pour cela qu'ON ne l'aime pas dans de nombreux milieux. Elle "casse la baraque" en quelque sorte. Mais, franchement, même si elle doit progresser en élocution, elle possède les qualités de courage et de ténacité rares à ce niveau...
Charlotte
Plutôt anti-Hollande comme article
Thursday 21 August | 21:16
Je crois plutôt que cet article est catastrophique pour Hollande. Alors qu'il hurle dans les médias qu'il ne veut pas influencer le congrès et qu'il ne pense pas trop à 2012, on voit bien qu'il fait exactement l'inverse. Il sait très bien que sa pire adversaire est Royal, ce qui explique qu'il ait refusé de lui laisser le parti l'année dernière. Cet article montre aussi la vraie personnalité d'Auvry, qui se permet d'envoyer balader Royal alors que celle-ci tentait de recoller les morceaux. Finalement, tout ceci ne fait que renforcer Royal.
Triglav
Manipulation
Thursday 21 August | 20:47
Votre article s'inscrit bien dans la stratégie sarkozienne de déstruction du PS qui vise à dresser les socialistes les uns contre les autres et à tout mettre en oeuvre pour barrer la route à Ségolène Royal. En la critiquant sans relâche (je n'ai jamais lu un seul article positif sur elle venant de Le Point ou du Figaro) et en soutenant tous ses rivaux, à commencer par Delanoë que Le Point avait lancé en juin par un sondage suivi d'une avalanche d'article en sa faveur. C'est quand même bizarre que votre article sorte alors que beaucoup au PS oeuvrent pour un rapprochement Delanoë- Royal-Hollande. J'ai bien compris que les médias n'ont rien de démocratique et que les lignes éditoriales sont discutées dans des cercles liés à la haute finance et aux USA, comme Bilderberg, Le Siècle ou le Cercle de Pinay. Sans doute est-ce par hasard que Sarkozy avait fondé Neuilly Communication et est-ce par hasard qu'il soit entouré de tant de financiers médiatiques ? Ségolène fait peur à tous ces manipulateurs de démocratie : elle a réveillé les militants . Elle a réveillé le peuple avec une participation jamais atteinte à une présidentielle. Le capitalisme financier aurait-il peur de la démocratie ?
Chloé
Que/qui croire ?
Thursday 21 August | 20:29
Dans un article de Michel Revol, publié le 14.08.08 dans lepoint.fr, il semblait que F. Hollande veuille "devenir François Hollande", un député "presque comme les autres". Il déclarait alors : "(...) Si, dans trois ans, j'ai le sentiment qu'un autre a tous les atouts pour être président, je le soutiendrai. Je ne suis pas dans la démarche obsessionnelle et pathologique d'être président de la République". Il ne va pas nous faire le coup de Jospin : je pars... pour mieux revenir par la bande ?
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