Publié le 28/08/2008 à 11:39 - Modifié le 29/08/2008 à 19:36 AFP

Le mouvement chiite Hezbollah, mis en cause par des milieux proches de l'opposition libanaise dans des tirs contre un hélicoptère de l'armée ayant fait un mort jeudi, a remis vendredi à la police militaire le responsable de l'attaque, a indiqué une source judiciaire.
Le mouvement chiite Hezbollah, mis en cause par des milieux proches de l'opposition libanaise dans des tirs contre un hélicoptère de l'armée ayant fait un mort jeudi, a remis vendredi à la police militaire le responsable de l'attaque, a indiqué une source judiciaire.
"Le Hezbollah a remis la personne qui a tiré sur l'hélicoptère à la police militaire", a affirmé la source à l'AFP.
"L'auteur de l'attaque est actuellement entre les mains de la justice militaire qui examine l'affaire", a-t-elle poursuivi.
La source n'a pas révélé l'identité de l'auteur de l'attaque, ni précisé s'il agissait pour le compte de quelqu'un.
Le Hezbollah, qui avait maintenu le silence depuis l'incident, a publié un communiqué vendredi où il se contentait d'affirmer qu'il allait "coopérer pleinement avec l'enquête".
Le lieutenant Samer Hanna, 25 ans, a été tué lorsque son hélicoptère, qui effectuait une "mission d'entraînement", a été touché "par des coups de feu tirés par des hommes armés", selon l'armée.
L'incident a eu lieu à Telal Sejoud, dans la région d'Iqlim al-Touffah, un fief du Hezbollah dans le sud du Liban.
Des milieux proches de l'opposition, menée par le Hezbollah, ont mis en cause vendredi le mouvement chiite dans l'attaque.
"La zone dans laquelle s'est produit cet incident douloureux, est, comme tout le monde sait, sous le contrôle de la résistance (ndlr, le Hezbollah)", a déclaré dans un communiqué l'ancien Premier ministre libanais Sélim Hoss, considéré comme proche de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran.
"Le Hezbollah doit expliquer et non pas justifier ce qui s'est passé, car la mort d'un brillant officier n'est pas justifiable quelles que soient les circonstances de l'incident", a poursuivi M. Hoss.
Selon le quotidien proche de l'opposition, As-Safir, "il semble que la mauvaise coordination à l'avance entre l'armée et la résistance concernant le survol de cet hélicoptère et l'état de mobilisation dans les rangs de la résistance du fait des menaces israéliennes aient abouti à une confusion".
"Des militants du Hezbollah ont cru qu'il s'agissait d'un raid de commandos israéliens dans la zone, qui compte l'une des plus importantes présences du Hezbollah", ajoute le quotidien dans son édition de vendredi.
Le journal précise que lorsque les militants se sont rendus compte de leur méprise, ils ont immédiatement transporté à l'hôpital le lieutenant tué.
"Nous appelons l'ensemble des parties politiques à ne pas donner d'explications infondées à propos d'un incident dont les circonstances ne sont toujours pas connues et à laisser la justice suivre son cours", indique vendredi le Hezbollah dans son communiqué.
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