Monde

Publié le 24/07/2008 - Modifié le 29/07/2008 N°1871 Le Point

Présidentielle Américaine - Les trois femmes qui ont fait Obama

Elevé dans un matriarcat, entouré de fortes personnalités féminines, le candidat démocrate, qui a triomphé d’une femme entend bien capter les voix de millions d’électrices.

Hélène Vissière

Les trois femmes qui ont fait Obama

©JAE C Hong/AP/SIPA

Madelyn, Stanley Ann, Michelle, Maya, Malia, Sasha... Dans la vie d’Obama, il y a beaucoup de femmes. Il n’y a même que ça. Oh, pas le genre de dames qui ont fait la gloire de Bill Clinton. Non, plutôt des matres familias à poigne. Il a été élevé par sa mère et surtout sa grand-mère, en l’absence d’un père qui l’a abandonné à 2 ans. Il a grandi avec sa demi-soeur, Maya. Et continue à vivre dans un univers très féminin entre son épouse, Michelle, et ses deux filles de 10 et 7 ans. Ironie du sort, c’est aussi contre une femme, Hillary Clinton, qu’il s’est battu ces derniers mois lors des primaires.

Il a dédié son second livre « aux femmes qui m’ont élevé : ma grand-mère maternelle, Toot, qui a été un roc de stabilité toute ma vie, et ma mère, dont le coeur aimant me soutient toujours ». Mais cela ne résume qu’imparfaitement leur énorme influence. La preuve, Time a consacré sa une à la mère d’Obama. Celle de John McCain n’a pas eu cet honneur.

Le candidat démocrate a beaucoup invoqué ses femmes dans la campagne. Pour parler de leur vie et de leurs batailles. Dans un spot publicitaire, il a enrôlé sa demi-soeur, sa femme et même sa grand-mère, pour faire son éloge. Récemment, lui qui jusqu’ici avait tenu ses deux filles, Malia et Sasha, à l’écart des caméras a accepté qu’elles soient interviewées. Au chapitre révélations, on apprend que leur père n’aime pas les sucreries et qu’il serre la main de leurs copines, ce qui est carrément ringard. Cette éducation dans le giron féminin sans forte figure mâle... Une mine pour les psychanalystes. Obama a visiblement souffert de l’absence du père, auquel il a consacré un très beau livre, « Les rêves de mon père ». Mais la vie dans un matriarcat lui a donné aussi « une capacité d’écoute et d’empathie toute féminine. Il est extrêmement sensible à ce que les gens ressentent, et sa compassion est réelle », observe Alan Lipman, un psychologue qui écrit un livre sur Obama. Mieux, il peut s’ériger en chantre du féminisme. « De manière plus authentique que d’autres candidats, y compris Hillary, poursuit-il. Le féminisme de Hillary s’est construit en réaction à un père tyran. Alors qu’Obama, élevé par des femmes fortes, est tout acquis à l’idée que la gent féminine puisse exercer le pouvoir. »

Depuis sa victoire aux primaires, son équipe exploite donc à fond le thème féministe dans l’espoir de capter les millions d’électrices de Clinton. « Personne mieux que Barack ne comprend les luttes quotidiennes des femmes », déclarait, il y a peu, Michelle dans le Michigan. Bref, voter Obama, c’est presque voter pour une femme !

Michelle,l’épouse Le « roc de Barack »

Barack la surnomme « mon roc ». Et c’est vrai qu’avec son physique sculptural, son élégance et son assurance naturelle, elle en impose, Michelle. Du rocher elle a aussi la stabilité. Contrairement à son mari, elle a passé toute son enfance à Chicago dans une famille très unie. Mère au foyer, père employé d’une compagnie des eaux qui souffre depuis des années de sclérose en plaques. Michelle réussit à intégrer Princeton, une université à cette époque majoritairement blanche. Cela « m’a rendue plus consciente de ma négritude », écrit-elle dans sa thèse.

Elle rejoint ensuite Harvard, puis est embauchée par une firme d’avocats prestigieuse de Chicago. C’est là qu’elle rencontre un stagiaire, Barack Obama, qui, au prix d’une cour acharnée, parvient à la séduire. Mais, la même année, sa meilleure amie meurt d’un cancer et son père, qu’elle adore, décède à son tour. Elle abandonne alors une carrière lucrative pour une association d’aide aux jeunes avant de s’occuper, à l’hôpital de l’université de Chicago, des relations avec les pauvres du voisinage.

« Quelqu’un en qui je crois ».

Plus encore que son boulot, sa grande passion, ce sont ses deux filles, « la chose la plus importante au monde ». « Lorsque je me suis mariée, j’avais une notion plus traditionnelle de ce que doit être une famille. C’était ce que j’avais connu en grandissant, la mère au foyer, le père qui travaille, le dîner autour de la table », raconte-t-elle dans Vanity Fair . Mais Barack a d’autres ambitions. Ce qui crée des tensions. Après la naissance de la seconde fille, Michelle lui jette : « Tu ne penses qu’à toi, je n’aurais jamais cru que je devrais élever une famille toute seule. »

Lorsqu’il lui annonce son intention de se présenter aux primaires, elle freine donc des quatre fers. Elle sait que cela va perturber l’existence des filles, qu’il va être plus absent que jamais et qu’elle va devoir prendre un congé sans solde. Mais elle finit par capituler. L’important, dit-elle, c’est d’avoir « un bon président, quelqu’un en qui je crois, comme Barack. Si je ne l’avais pas soutenu, j’aurais été égoïste ».

Depuis des mois, elle s’est donc investie corps et âme dans la campagne.

Elle conseille Barack, lui maintient les pieds sur terre quand il a trop la tête dans les nuages, lutte contre son dilettantisme. Pragmatique, déterminée, Michelle en un sens ressemble à Toot, sa grand-mère, qui, la première, a aidé le jeune Barack à se stabiliser.

Comme son mari, Michelle sait remarquablement tenir une salle en haleine. Il faut dire qu’elle ne pratique pas tout à fait le discours sirupeux façon Cindy McCain. Franche, impulsive, caustique, elle ne se gêne pas pour dire ce qu’elle pense. Barack « ronfle et sent mauvais le matin », elle déteste la politique, l’Amérique est « une nation de cyniques, d’autosatisfaits »...

Cette candeur la rend éminemment sympathique auprès de ses fans. Mais lui attire aussi des critiques. En février, lorsqu’elle déclare « pour la première fois de ma vie d’adulte, je suis vraiment fière de mon pays », elle essuie une volée de bois vert. On l’accuse d’antipatriotisme et d’arrogance. Depuis, les républicains la caricaturent en Noire hargneuse, prête à casser du Blanc.

Ce n’est sans doute pas ce dont elle rêvait. « C’est dur, ironise-t-elle, et c’est pour cela que Barack me manifeste une telle gratitude. »

Stanley Ann La mère briseuse de tabous

Dans les discours d’Obama, elle apparaît par bribes. La Blanche du Kansas qui a épousé un Noir du Kenya, la mère célibataire qui s’est battue pour finir ses études. Celle qui racontait avoir été influencée très jeune par un film français : « Orfeu negro », de Marcel Camus.

Stanley Ann Dunham a passé sa vie à détonner. A 18 ans, à la fac de Hawaii, elle tombe amoureuse du premier étudiant africain à être admis à l’université. Il est brillant, charismatique et... fabuleusement exotique. Quelques mois plus tard, ils se marient, à une époque où les mariages mixtes restent interdits dans la moitié des Etats. Les Dunham ne sont pas ravis. Stanley Ann s’entend mal avec son père. Il désirait tellement un garçon qu’il l’a baptisée Stanley, comme lui. Ce qui lui vaudra, toute son enfance, beaucoup de quolibets. Mais même si les deux Stanley sont comme chien et chat, ils se ressemblent. Elle a hérité son incapacité à rester en place, un certain idéalisme aussi, que ni l’âge ni les échecs n’érodent. « Elle était toujours à la recherche de quelque chose. Elle éprouvait un malaise à voir sa vie confinée dans un moule », confie Barack Obama dans Newsweek .

Le mariage ne dure guère. En 1963, le père de Barack obtient une bourse pour Harvard et abandonne femme et bébé. A 20 ans, Stanley Ann se retrouve donc divorcée avec un enfant mulâtre. De quoi choquer l’Amérique puritaine d’avant Woodstock. De retour à la fac, elle se marie avec un étudiant indonésien qu’elle suit à Jakarta avec Barack. Mais là encore le mariage capote, après la naissance de Maya. Stanley Ann, fascinée par la culture indonésienne, se « javanise » de plus en plus alors que son mari n’aspire qu’à s’occidentaliser. Elle finit par rentrer à Hawaii et se lance dans un doctorat d’anthropologie sur les forgerons indonésiens tout en élevant ses enfants grâce à une bourse.

Trois ans plus tard, elle repart pour Jakarta afin d’achever sa thèse. Cette fois, Obama, adolescent, refuse de la suivre. Une décision terrible pour Stanley Ann, qui adore son fils. Pourtant, même à des milliers de kilomètres de distance, elle reste « la figure dominante de [ses] années de formation », assure Obama. Et il est bien le fils de sa mère. Il a hérité son assurance, sa facilité à glisser d’un milieu à un autre et sans doute un brin de son idéalisme. Mais il a aussi choisi une vie aux antipodes. Il s’est fixé à Chicago, a épousé une fille du cru, s’est converti au christianisme et a tout fait pour s’ancrer solidement dans une communauté.

Stanley Ann passe le plus clair du reste de sa vie en Indonésie, où elle met en place notamment des programmes de micro-crédits. Lorsqu’elle meurt d’un cancer des ovaires, à 52 ans, Obama n’est pas à son chevet. Il est en train de briguer son premier mandat dans l’Illinois. « Si j’avais su qu’elle ne survivrait pas à la maladie, dit-il dans "Les rêves de mon père" (Presses de la Cité), j’aurais peut-être écrit un livre différent, moins une méditation sur un parent absent, davantage une célébration de celle qui a été l’unique constante de ma vie. Ce qu’il y a de meilleur en moi, je le lui dois. »

« Toot » La grand-mère de fer

Dans la famille d’Obama, il y a Barack, le premier Noir de l’Histoire à avoir remporté des primaires. Mais avant lui, sa grand-mère avait déjà réalisé un exploit quasi aussi spectaculaire : au début des années 70, Madelyn Dunham est devenue l’une des premières femmes à accéder à la vice-présidence d’une banque. « Toot », comme son petit-fils la surnomme (une gentille déformation de « Tutu », qui désigne les grands-parents en hawaiien) a été « une sorte de pionnière », écrit-il dans ses Mémoires.

A leur arrivée à Honolulu, Madelyn entre comme secrétaire à la Banque de Hawaii. Pendant des années, elle se lève aux aurores, grimpe dans le bus de 6 h 30 pour arriver la première au boulot, s’octroie très peu de vacances... Malgré son manque de diplômes, elle réussit à gravir les échelons. Lentement, car, comme Barack, elle est desservie par sa couleur de peau ! Elle est blanche et, à Hawaii à cette époque, les haole sont une minorité souvent en butte à la discrimination. En plus, c’est une femme, et la direction de la banque est d’une misogynie redoutable.

Mariage secret

Le soir de la victoire des primaires, c’est elle que Barack Obama a d’abord saluée. « Merci à ma grand-mère qui a contribué à faire de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Cette soirée lui appartient. » Un hommage d’autant plus émouvant que Madelyn Dunham n’a pas eu la vie facile. Née au fin fond du Kansas, elle grandit dans un foyer méthodiste austère. Alors, quand la très jolie élève modèle rencontre Stanley Armour Dunham, un mauvais garçon qui a été exclu du lycée pour avoir écrasé le nez du directeur, c’est le coup de foudre. Il est drôle, charmeur, débordant de rêves... L’année de sa terminale, les deux tourtereaux se marient secrètement. Elle continue à vivre chez ses parents sans rien leur dire jusqu’à ce qu’elle obtienne son bac, en juin 1940. Deux ans plus tard naît une fille. A son retour de la guerre, Stanley devient vendeur de meubles. Mais il a la bougeotte, et les Dunham commencent une vie itinérante qui les mène d’un magasin de meubles à l’autre, toujours plus à l’ouest, jusqu’à Hawaii.

Ceux qui l’ont rencontrée décrivent Toot comme une maîtresse femme, dure à la tâche, très réservée et dotée d’un solide bon sens. « Elle était le contraire d’une rêveuse, du moins à l’époque où je l’ai connue », dira son petit-fils. Mais quand on subit la pression du boulot, un mari colérique et aigri et une fille nomade qui vous laisse la charge d’un adolescent, a-t-on encore le temps de rêver ?

Aujourd’hui, à 85 ans, Toot habite toujours l’appartement de Honolulu où Obama a passé son enfance. Elle ne sort plus beaucoup, mais elle regarde son petit-fils à la télé. Tous les jours. En rêvant sans doute d’un nouveau record : la Maison-Blanche.

En quête de crédibilité internationale

Le président américain n'a pas seulement sur ses épaules la responsabilité de son propre pays. Il est aussi le chef de la seule « hyperpuissance » mondiale (pour reprendre l'expression d'Hubert Védrine), sur laquelle repose l'équilibre de la planète. Tout candidat à la Maison-Blanche se doit, par conséquent, de démontrer qu'il possède une dimension internationale et les qualités requises pour affronter les crises. En effectuant une tournée en Afghanistan, en Irak, au Proche-Orient et en Europe (il passe le 25 juillet à Paris), Barack Obama entend combler le retard pris sur son adversaire républicain, John McCain. Celui-ci est un politicien chevronné, un héros de la guerre du Vietnam et fut, de longues années, prisonnier des communistes vietnamiens. Une expérience qui est supposée lui conférer une supériorité dans le domaine sécuritaire.

Face à ce vétéran blanchi sous le harnois, Barack Obama faisait figure de « bleu ». C'est cette image qu'il s'efforce de corriger en fixant ses priorités stratégiques. Celles-ci incluent trois axes : désengagement en Irak, renforcement en Afghanistan, fermeté et dialogue vis-à-vis de l'Iran. Obama considère que l'Afghanistan est le théâtre d'opérations prioritaire et que l'Irak n'a été qu'une inutile et malencontreuse diversion

15 COMMENTAIRE(S)

bertin

Bertin a dit un jour...

Wednesday 13 August | 16:55

... : il n'y a rien d'impossible pour Obama. Car c'est l'homme qui ouvre des esprits qui ajoute un dans la démocratie américaine et qui vient pour rendre l'amour dans le monde entier.

s1234bea

Rendez-vous en novembre !

Monday 11 August | 07:34

C'est tout simplement une chance pour toute l'Amérique entière de sortir de leur situation d'anti-américanisme, de devenir cette Amérique des libertés en élisant Obama comme prochain président. Je vous envoie fouiller sur JFK. Finalement même Kennedy n'était pas à la hauteur du rêve qu'on lui donne à y voir clair. Même Obama se cache derrière son mythe qui est le mythe de l'Amérique, donc le rêve américain.

feng shui24

Un plus à double tranchant

Thursday 31 July | 18:50

C'est effectivement un candidat atypique. Mais la présentation de toutes ces femmes ayant gravité autour de lui dans son parcours est-elle de bon augure ? Hillary a été rejetée parce qu'elle est une femme ; blanche d'accord mais femme. Il est actuellement reproché à Barack son manque d'expérience en matière de politique militaire. Barack penserait-il donc comme une femme et serait-il comme elles (les femmes)inapte à mener stratégiquement et victorieusemennt des actions militaires ? This is the one million dollar question ?Mesdames ne vous laissez pas insulter de la sorte ! Go for Obama ! Après tout ce siècle n'est-il pas celui des femmes ? Et si l'incarnation de la rupture aux US était un homme métis, intello et avec une vision androgyne des relations internationales ? Définitivement novateur !

M

I have a dream

Monday 28 July | 14:32

Martin l'a dit un jour " I have a dream". Ce rêve se réalisera. Qu'ils n'essaient pas de l'abattre sinon ça va causer la perte de l'Amérique toute entière.

NEFERTITI 77

Vous êtes contre Obama

Saturday 26 July | 17:45

[...] J'étais pour Clinton mais j'ai changé, je regrette d'avoir fouillé dans sa vie pour me prononcer. Il n'y pas de démagogie, il est très volontaire.

sun

Le parcours d'Obama...

Saturday 26 July | 08:30

Voici venir les obamaniaques, on les reconnaît immédiatement au vocabulaire, "porteur d'humanité", "grande attention aux démunis", "porteur d'un nouvel état d'esprit". Et dans le même souffle on ose parler d'objectivité et de rhétorique creuse. C'est quoi le proverbe déjà sur la poutre dans l'oeil ?

benoo

A Lecteur mécontent

Saturday 26 July | 00:21

Tu seras étonné de savoir que tous les articles du magazine papier peuvent être consultables gratuitement sur le site du point en cliquant sur l'icône "sommaire" juste en dessous de la barre de recherche ou à côté de l'icône lepoint.fr ! Je trouve aussi cela dommageable mais la plupart des newmagazines le font tous.

JP Massias

Obama

Friday 25 July | 22:32

J'étais à 100 % pour Hillary Clinton & Obama vice-président - mais il faut bien reconnaître qu'elle a fait une très mauvaise campagne et quelle stupide idée de traîner Bill dans ses jupes alors que les Américains ont envie de changement. John Kennedy, élu à quelques voix de majorité apportées par la mafia de Chicago (famille de son père). De Gaulle qui a écarté brutalement ses concurrents pendant la guerre, puis devenu président a fondé le SAC (police parallèle) de sinistre mémoire. Les faux mythes ont la vie dure !

shirley

Oui Bakoye à raison...

Friday 25 July | 21:06

Les critiques que font certains sont assez incroyables quand ont connaît le parcours d'Obama ! Indépendamment de sa couleur, ils est porteur d'un nouvel état d'esprit pour le peuple américain dans son ensemble, porteur d'humanité et les commentaires de certains laissent à penser qu'ils auraient sans doute souhaités qu'Obama soit porté par les lobbies puissants ou mieux encore qu'il soit un Bush bis ? Pour moi ça manque d'objectivité cette façon de dire "on ne le sent pas"... cette rhétorique est creuse !

Bakoye

Fantastique

Friday 25 July | 20:15

Le type est intelligent, instruit et a préféré le travail communautaire peu rémunéré à des emplois bien plus lucratifs dans le privé. Il a une vision attrayante des relations internationales (multilatéralisme) et nationales (une plus grande attention aux plus démunis). Il ne pratique pas d'attaques ad hominem contre Mc Cain, sauf à y répondre. Mais il ne trouve pas grâce aux yeux de cinq commentateurs successifs du Point. Fantastique !

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