Monde

Publié le 01/12/2008 à 21:30 Reuters

Le Brésil se fixe un objectif pour freiner la déforestation

Le Brésil se fixe un objectif pour freiner la déforestation

Site de déforestation illégale dans la forêt amazonienne, au Brésil. Les autorités brésiliennes se sont engagées à réduire de moitié, dans les dix ans à venir, le rythme de déforestation de l'Amazonie, afin de mieux combattre le réchauffement climatique mondial. /Photo prise le 27 février 2008/REUTERS/Paulo Santos

Les autorités brésiliennes se sont engagées lundi à réduire de moitié, dans les dix ans à venir, le rythme de déforestation de l'Amazonie, afin de mieux combattre le réchauffement climatique mondial.

Le Brésil, critiqué depuis des années par la communauté internationale pour sa relative passivité en la matière, se fixe ainsi pour la première fois un objectif chiffré. Il entend ainsi ramener à 5.850 km2 en 2018 la superficie de forêt amazonienne défrichée annuellement, soit la moitié environ du rythme actuel.

"Ce plan améliore l'image du Brésil, nous aurons ainsi une plus grande autorité morale sur la scène internationale", a déclaré à la presse le ministre brésilien de l'Environnement, Carlos Minc, au terme d'une cérémonie de lancement de ce plan, à Brasilia, à laquelle assistait le chef de l'Etat, Luiz Inacio Lula da Silva.

Le Brésil entend devenir une des voix les plus écoutées en matière d'environnement et espère que le plan qu'il vient de lancer lui permettra de faire taire les critiques de passivité face au défrichage intensif de l'Amazonie.

La destruction de la forêt amazonienne fait du Brésil l'un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre au monde, car les arbres dégagent du dioxyde de carbone dans l'atmosphère lorsqu'ils sont abattus ou brûlés.

L'annonce de ce plan, plus de dix ans après que Brasilia a dit qu'il allait adopter des objectifs chiffrés, a coïncidé avec l'ouverture, lundi à Poznan, en Pologne, d'une conférence des Nations unies sur le climat mondial.

Jusque-là, le Brésil avait refusé d'adopter des objectifs chiffrés tant que les pays riches - responsables de la majeure partie des émissions de gaz à effet de serre - ne proposaient pas davantage d'aide aux pays en développement pour qu'ils protègent leurs forêts tropicales sans que cela soit préjudiciable à leur activité économique.

La Norvège a promis cette année un milliard de dollars pour un nouveau Fonds Amazonie, somme échelonnée sur sept ans et destinée à améliorer la défense de l'environnement et l'application des lois contre la déforestation.

La semaine dernière, le gouvernement brésilien avait annoncé que la déforestation annuelle de l'Amazonie avait augmenté de 3,8% d'une année sur l'autre, à près de 12.000 km2. Il s'agissait de la première augmentation en quatre ans, même si l'on est bien en deçà des 27.379 km2 enregistrés en 2004.

Raymond Colitt, version française Eric Faye


AUCUN COMMENTAIRE

Soyez le premier à réagir sur cet article

Votre commentaire

(obligatoire) 0 caractères sur 3000

Conditions d'utilisation

Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Point.

Il est interdit d'écrire des commentaires contraires aux lois françaises.

Le Point se réserve le droit de supprimer les commentaires ne respectant pas la charte éditoriale du Point.

Le commentaire une fois diffusé ne peut etre supprimé ou modifié qu'en envoyant un email.

[ Plus ]

Dossier Elections américaines