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Publié le 28/08/2008 à 19:04 - Modifié le 10/09/2008 à 10:41 Le Point.fr

HEURE PAR HEURE - Retrouvez les événements du jeudi 28 août 2008

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HEURE PAR HEURE - Retrouvez les événements du jeudi 28 août 2008

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères et son homologue français, Bernard Kouchner © Alexander Natruskin / AFP / REUTERS

Cliquez ici pour retrouver notre dossier spécial : Russie-Géorgie, relents de guerre froide
La Russie a reconnu mardi l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Dans la nuit du 7 au 8 août, les troupes russes avaient lancé une vaste contre-offensive en Ossétie du Sud après une attaque géorgienne. Une partie d'entre elles maintient toujours ses positions. Lepoint.fr vous propose de prendre connaissance des principales informations du jeudi 28 août.

Aide américaine. Le président américain George W. Bush va débloquer 5,75 millions de dollars pour aider la Géorgie à faire face aux problèmes des réfugiés.

Les États-Unis responsables, selon Poutine. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a accusé les États-Unis d'avoir interféré dans le conflit en Géorgie, affirmant que sur le terrain, des "ordres" étaient donnés par les Américains pour des raisons de politique intérieure, dans une déclaration sur la chaîne CNN. "Le fait est que les citoyens américains se trouvaient vraiment dans la zone de conflit pendant les hostilités. Il devrait être admis qu'ils étaient là après avoir reçu des ordres de leurs supérieurs", a estimé Vladimir Poutine. "Par conséquent, ils ont agi en exécutant ces ordres. Et le seul qui peut donner de tels ordres, c'est leur dirigeant." La Maison-Blanche a jugé "non rationnelle" cette accusation du Premier ministre russe.

La Biélorussie suit son voisin. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a défendu la Russie en certifiant qu'elle n'avait pas eu "d'autre choix moral" que de reconnaître l'indépendance des républiques séparatistes de Géorgie, son ambassadeur à Moscou laissant entendre que Minsk allait en faire de même.

Coopération nucléaire menacée. Washington a indiqué qu'il envisageait d'annuler le pacte de coopération nucléaire civile avec la Russie en réponse aux actions de Moscou en Géorgie.

Échanges d'amabilités.
"La France n'a pas l'esprit malade, la France était sur place en Géorgie et en Russie pour faire son travail de président de l'Europe (...). Je n'ai pas l'esprit malade. Les Russes sont un peu nerveux ces derniers temps", a déclaré Bernard Kouchner sur les ondes d'Europe 1. L'origine de cette réplique cinglante ? L'accusation de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe envers son homologue français, d'"imagination maladive". Jeudi matin, Bernard Kouchner avait expliqué que certains pays européens envisageaient "des sanctions" contre la Russie avant le sommet extraordinaire de lundi à Bruxelles, mais que ce n'était pas une proposition française. Paris ne "pense pas" à des sanctions, avait-il précisé. Bernard Kouchner avait également estimé que Moscou pouvait avoir, après la Géorgie, "d'autres objectifs", dont "la Crimée, l'Ukraine, la Moldavie".

Sanctions européennes envisagées contre la Russie. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué pour la première fois que des "sanctions (étaient) envisagées" contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne. "Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que la réunion n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l'UE) en ce moment (...). Nous essayons d'élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter la situation en Géorgie", a précisé le chef de la diplomatie française. La réponse de la Russie ne s'est pas fait attendre. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aussitôt ironisé sur ces menaces de sanctions européennes contre Moscou, affirmant que l'Union européenne était "simplement irritée" par les déconvenues de la Géorgie, "petit chouchou" de l'Occident.

Défi russe. La Russie a effectué un essai de missile Topol, capable de percer une défense antimissile. "Les forces stratégiques nucléaires et les forces spatiales ont effectué à 14 h 36 heure de Moscou un test de routine de missile balistique intercontinental PC-12M Topol", a déclaré un porte-parole des forces stratégiques Alexandre Vovk. Une annonce qui fait directement allusion à l'accord signé mercredi 20 août entre la Pologne et les États-Unis, prévoyant l'installation d'éléments du bouclier antimissile américain sur son sol à l'horizon 2012 . À la suite de cet accord, Dmitri Medvedev avait déclaré à la chaîne de télévision Al-Jazeera que "la réponse de la Russie à l'installation d'un bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque sera(it) de nature militaire".

1.692 tués dans le conflit . Le procureur général de la République séparatiste prorusse d'Ossétie du Sud a annoncé que 1.692 personnes avaient été tuées dans les attaques géorgiennes, selon un bilan provisoire.

Position unie de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS
) . La Chine et les autres alliés asiatiques de Moscou au sein de l'OCS ont adopté "une position unie" sur les actions de la Russie en Géorgie, selon Dmitri Medvedev. "Je suis sûr que la position unie des États membres de l'OCS aura un retentissement international et j'espère qu'elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier cette agression", a affirmé le président russe. L'Organisation de coopération de Shanghai réunit la Chine, la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan).

L'Allemagne demande une enquête internationale
. Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier (SPD), a appelé dans une interview la Russie à permettre une enquête internationale pour vérifier ses accusations d'exactions des forces géorgiennes en Ossétie du Sud. Dans cette interview au quotidien Süddeutsche Zeitung , Frank-Walter Steinmeier relève que le Kremlin "affirme que des actes de cruauté ont été perpétrés contre la population d'Ossétie du Sud". Or "pour déterminer si c'est le cas et dans quel ordre de grandeur, il revient à la Russie ou aux Ossètes du Sud de l'étayer". "La Russie ferait bien de donner la possibilité, par exemple à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de faire une enquête sur ces accusations", suggère-t-il.

Sarkozy s'est entretenu avec Medvedev
. Nicolas Sarkozy s'est entretenu mercredi soir au téléphone avec son homologue russe Dmitri Medvedev. Au cours de cette conversation, le chef de l'État "a souligné l'urgente nécessité de faire baisser la tension et d'appliquer pleinement les six points de l'accord de cessez-le-feu". "La mise en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité, ainsi que la question des réfugiés ont fait l'objet de discussions approfondies", indique l'Élysée. Nicolas Sarkozy a également rappelé les positions de la présidence du Conseil de l'Union européenne concernant la décision russe de reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud. La tenue d'un Conseil européen extraordinaire le 1er septembre, consacré à la crise en Géorgie, a aussi été évoquée.

Lire aussi le reste de la couverture du conflit du point.fr dans le
dossier spécial "Russie-Géorgie : relents de guerre froide"

65 COMMENTAIRE(S)

Bigo

Petite rectification

Monday 1 September | 17:10

Pour Roulepetite. Concernant les forces Soviétiques qui ont fait face contre les Allemands, les Tchétchènes n'y étaient pas car ils s'étaient retirés dans les montagnes pour ne pas combattre. C'est pourquoi, les Russes ont toujours eu une dent contre eux.

Bouatlaoui

Sunday 31 August | 11:51

On aime bien que les clubs anglais soient dirigés par des russes ultra milliardaires, on aime bien se rincer la gorge avec de la vodka russe, et se rincer les yeux avec des filles russes, les hôtels sont contents des nouveaux riches russes et leurs soirées. Boum plein la gueule ; KO debout. [...] Non, les Russes en plus du gaz et du pétrole ont toujours la volonté d'être respectés comme une nation. Donc pour tous ceux qui pensent qu'il suffit de s'indigner après des années de provocation, la Russie nous a épargné plein de conflits ouverts depuis la guerre en Irak, la Yougoslavie et passant par le Kosovo. La mondialisation des marchés ne veut pas dire mainmise sur le monde par telle ou telle compagnie ou tel ou tel pays. Le mot "gouvernance" dans les grands groupes me fait plus peur que le gouvernement russe.

ONESTPASBETE

hypocrisie de l'Europe et des Etats Unis

Friday 29 August | 17:20

Il semble parfaitement claire que les médias français relaient une propagande anti-Russes ! Comment ? En omettant de dire qu'à la base l'agresseur c'est la Géorgie, dopée par les Etats Unis et leur soif de pétrole !

Romain

Pourquoi ?

Friday 29 August | 09:01

Faire autant d'agitation, de menaces envers la Russie alors que l'on a à peine bougé le pti doigt quand les USA ont envahi l'Irak ? La réaction des Russes n'est que la résultante du comportement des Américains partout dans le monde. Et bien sûr dans les deux cas je ne suis en désaccord avec leur politique étrangère.

BARF

Répose à kva

Friday 29 August | 08:39

Nous sommes d'accord à 100 %.

Fred (de Lyon)

Infos et réaction

Friday 29 August | 00:06

L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan traverse la Géorgie non loin de l'Ossétie du sud. [source : Wikipédia] L'entreprise chargée de gérer ces infrastructures, avec un contrat de 4 milliards de dollars, c'est British Petroleum (BP), dont la part s'élève à 30,1 %. Le groupe azerbaïdjanais Socar détient 25 %, l'américain Unocal 8,9 %, le norvégien Statoil 8,71 %, le turc TPAO 6,53 %, l'italien Eni 5 %, le français Total 5 %, les japonais Itochu 3,4 % et Inpex 2,5 %, et les américains ConocoPhillips et Amerada Hess 2,5 % et 2,36 %. Autant dire que ce joli monde n'est pas près à voir débarquer le Russe Gazprom sur la partie de l'oléoduc qui traverse la Géorgie... Et qu'a ce niveau on se fiche pas mal de ce qui arrive aux Ossétiens. Rien que pour la construction de cet oléoduc on a hésité à violer ouvertement les droits de l'homme de plusieurs peuples. Disons les choses telles quelles sont. [...] Les Géorgiens ont attaqué la nuit du 8/8/08... Alors que les caméras du monde entier étaient accaparées par l'ouverture des JO. Ils ont tiré à l'arme lourde, à l'artillerie, au lance roquette multiple, de nuit sur des civils parfois encore dans leur lits. Dans des villages et à la capitale... Sans aucun objectif d'ordre militaire. Comment ça s'appelle une agression comme celle là ? Quant on tire sur un groupe ethnique dans l'espoir qu'il quitte le territoire ? Ca serait pas un nettoyage ethnique par hasard ? Disons les choses telles quelles sont.

roulepetite

@aupaysdesaveugles

Thursday 28 August | 23:27

Une chose est sûre : la Russie ne va pas envahir l'Allemagne et la France ou bombarder Londres pour conforter votre opinion. L'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN peut mal se terminer ou pas. Maintenant, n'oublions pas que 15 millions - disons 5 millions pour vous faire plaisir - de Soviétiques, Russes, Ukrainiens, Géorgiens, Tchétchénes, sont morts pendant la seconde guerre. Trouvez donc un autre prétexte pour nous parler de nazisme. Au pays des fous les b... sont rois...

castorp

à Alex

Thursday 28 August | 23:27

Au cas où vous l'ignoriez la Russie avait déjà décrété il ya 2 ans un embargo total aérien, terrestre, naval et même postal de la Géorgie. Ceci intervenait après l'interdiction de vendre en Russie de l'eau minérale borjomi et du vin géorgien. Afin de parfaire ses relations amicales avec son voisin, elle avait même expulsé quelques milliers de ces travailleurs géorgiens installés depuis des lustres en Russie qui vous apitoyent aujourd'hui, et entrepris auprès d'autres qu'elle ne pouvait chasser quelques tracasseries administratives dont elle a le secret, notamment avec le célèbre auteur Géorgien de romans policiers connu sous le pseudonyme de Boris Akounine...

vassili

Les Russes ne négocient jamais sous la menace

Thursday 28 August | 23:12

Les Russes ne négocient jamais sous la menace. Qu'ils aient tort ou raison, peu importe. Un exemple ? Les prises d'otages. Boudenovsk en 1995, l'hôpital, vous vous souvenez ? Négociation avec les chars, 150 morts, le théatre Doubrovka à Moscou en 2002, 130 morts, l'école à Beslan 330 morts... Un autre exemple Soldat tué en Tchétchénie (2ème guerre uniquement) + de 13 000 morts. Vous voulez négociez ? Donnons leur ce qu'il veulent, parce que de toutes façons, ils vont le prendre... Quoiqu'il leur en coûtent. Il ne feront pas marche arrière. Et nous, quelles pertes sommes nous prêts à subir Mm Kouchner et Sarkozy ? Sachant que ni la France, ni l'Europe n'ont d'armée digne de ce nom, ni une volonté commune pouvant être suivie d'effets. Surtout, quelles pertes sommes nous prêts à subir. Apparemment 10 hommes en Afganisthan c'est déjà beaucoup pour l'opinion publique et si c'est beaucoup en terme humain (respect aux familles), c'est que dalle en terme militaire pour un conflit conventionnel.

russia

Kouchner démission

Thursday 28 August | 21:45

Cet homme est dangeureux. Non seulement, il avait déjà menti en 92, pour les soi-disants camps d'extermination serbes, pour justifier d'attaquer la Serbie, mais maintenant, il parle au nom de la France. De grâce, Bernard, au nom du peuple français... dégage. Tes paroles sont toutes sous l'influence de New-York. Alors arrête et démissionne !

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