Publié le 25/07/2008 à 16:45 Le Point.fr
AFP

Le célèbre gangster Al Capone (G) et Oussama ben Laden, l'homme le plus recherché en ce moment par le FBI © AP / SIPA
"Dans ses premiers jours, le bureau avait en charge une vingtaine de types d'affaires, allant des enquêtes criminelles fédérales aux responsabilités liées à la sécurité nationale", poursuit-il. "Avec le temps, à mesure que le Congrès décidait qu'une chose ou une autre allait être une violation de la loi criminelle fédérale, notre juridiction s'est agrandie. Et elle a également gagné du terrain avec les crises de sécurité nationale comme les deux guerres mondiales", ajoute l'historien.
Le FBI a commencé à capter l'imagination des gens dans les années 1930, quand les États-Unis ont été balayés par une vague de crimes provoqués par les temps difficiles de la Grande Dépression. "Le bureau est devenu célèbre pour avoir fait tomber Dillinger et les types de son genre", précise John Fox.
C'est pendant la période des célèbres criminels John Dillinger et Machine Gun Kelly que les agents du FBI ont commencé à être appelés les "G-Men" (pour Government Men , littéralement les hommes du gouvernement), un surnom encore utilisé aujourd'hui.
Mais c'est la Seconde Guerre mondiale qui a provoqué la plus grosse augmentation des effectifs, les faisant passer de quelques centaines d'agents à presque 13.000. Depuis, leur nombre n'a pas beaucoup augmenté mais la réputation du FBI est restée bonne, notamment grâce à ses succès et aux films et séries télévisées qu'ils ont inspirés.
Parmi eux, le rôle joué par la police fédérale dans l'arrestation de membres du Ku Klux Klan qui avaient tué trois militants de la lutte pour les droits civiques et dont le film Mississippi Burning (1989) est directement inspiré.
La liste des 10 suspects les plus recherchés, mise en place dans les années 1950, compte aussi parmi ses succès. Plus de 400 visages ont défilé sur cette liste, et 95 % des fugitifs ont été arrêtés, précise John Fox.
L'homme le plus recherché en ce moment est le chef d'Al-Qaeda Oussama ben Laden, qui figurait sur la liste dès les attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie.
Dans la nature depuis dix ans, sa présence sur cette liste rappelle, comme l'a souligné un rapport du département de la Justice en 2005, l'incapacité du FBI à détecter le projet des attentats du 11-Septembre et à empêcher son exécution. Son plus gros échec jusque-là.gege
La grande différence
Saturday 26 July | 18:52
Le FBI d'antan savait au moins où se cachait Al Capone, alors qu'aujourd'hui Ben Laden nargue le FBI en restant inlocalisable malgré des différences de moyens énormes.
pascal
Bou !
Saturday 26 July | 13:01
Le bon vieux temps ?! Renseignez-vous sur Al Capone mon cher Wan et si vous ne vomissez pas de dégoût avant la fin de vos recherches faites-le moi savoir...
Emmanuel
D'Al à Oussama
Saturday 26 July | 11:49
Cette photo est une des plus parlantes qui soient : hier le chef de la mafia s'appelait Al Capone, aujourd'hui le nouveau chef de la nouvelle mafia à prétention religieuse s'appelle Oussama Ben Laden.
Wan
Le bon vieux temps...
Friday 25 July | 18:58
Quand on voit Ben Laden, on se dit qu'avec Al Capone c'était le bon vieux temps !
milok
Pas d'X-Files au FBI
Friday 25 July | 17:48
Sur le site en ligne du Bureau Fédéral, ils se sont amusés à déboulonner les "Top ten myths", les dix légendes urbaines les plus colportées et qui, "no matter what", continuent de leur coller à la peau... On y apprend que le Bureau n'espionne pas systématiquement (même pas du tout) les gens qui protestent contre la guerre en Irak et que contrairement à une idée reçue volontiers prisée de l'industrie cinématographique d'Hollywood, ils échangent beaucoup avec leurs partenaires étrangers (quoi qu'il y ait un contre-exemple fameux et délicat pour eux lorsque la DST française les prévînt d'un attentat imminent en 2001...). On y apprend aussi que des officiers noirs ou latinos étaient malgré tout employés dans leurs rangs et cela en dépit d'Hoover et de ses consignes spécieuses... Bref c'est toujours sympa de saluer une organisation démocratique au service des concitoyens d'un grand pays. Happy Birthday, cops !
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