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Publié le 28/08/2008 à 08:26 - Modifié le 28/08/2008 à 19:23 AFP

Gustav pourrait redevenir un ouragan à l'approche de la Jamaïque

Gustav pourrait redevenir un ouragan à l'approche de la Jamaïque

La tempête tropicale Gustav, qui a fait au moins 22 morts en République dominicaine et Haïti, se rapprochait jeudi matin des côtes de la Jamaïque et menaçait de se transformer à nouveau en un ouragan, selon le Centre national des ouragans (NHC) américain, basé à Miami.

La tempête tropicale Gustav, qui a fait au moins 22 morts en République dominicaine et Haïti, se rapprochait jeudi matin des côtes de la Jamaïque et menaçait de se transformer à nouveau en un ouragan, selon le Centre national des ouragans (NHC) américain, basé à Miami.

Une alerte à l'ouragan a été lancée pour toute la Jamaïque et un avis d'ouragan pour les îles Caïmans. Une alerte à la tempête tropicale était par ailleurs en vigueur pour la province de Granma, à Cuba.

A 11H00 locale (15H00 GMT) Gustav se trouvait à quelque 75 km à l'est de Kingston, la capitale jamaïcaine, et à 560 kilomètres à l'est/sud-est de Grand Cayman.

Gustav, avec des vents d'une force de 110 km/heure, se déplaçait en fin de matinée vers l'ouest à une vitesse de 7 km/heure. Il devrait "passer au large ou au-dessus de la Jamaïque aujourd'hui et demain", et "au large ou au-dessus des îles Caïmans vendredi", selon le NHC, qui avertit que "Gustav pourrait devenir un ouragan avant de toucher la Jamaïque".

Dans l'île, l'activité était quasi-normale jeudi matin, même si les habitants se dépêchaient de faire des courses pour stocker suffisamment d'alimentation et d'eau pour plusieurs jours. On constatait aussi de longues files d'attentes aux stations-service, et plusieurs centres d'accueil d'urgence ont été ouverts dans toute l'île.

Gustav avait perdu de sa vigueur après son passage mardi sur Haïti, où, alors qu'il était encore un ouragan, il a laissé 14 morts. En République dominicaine, l'ouragan a fait huit morts, tous des membres d'une même famille, à la suite d'un glissement de terrain, selon la Défense civile.

Selon les prévisions du NHC, Gustav pourrait passer entre la péninsule du Yucatan, au Mexique, et l'ouest de Cuba, avant de frapper le sud-est de la Louisiane avec la force d'un ouragan lundi soir.

Le département américain de la Sécurité intérieure a appelé les habitants du golfe du Mexique à se préparer au passage de Gustav qui pourrait toucher La Nouvelle-Orléans, presque trois ans jour pour jour après le passage de l'ouragan Katrina, qui avait quasiment détruit la ville et fait des milliers de victimes.

Les autorités de l'Etat se préparaient au pire et le gouverneur, Bobby Jindal, a décrété l'état d'urgence et annoncé des plans de début d'évacuation des zones côtières. "Tant qu'il y aura un risque de tempête, je resterai en Louisiane", a déclaré le jeune gouverneur républicain, indiquant qu'il pourrait manquer la convention républicaine qui doit investir John McCain comme candidat à la présidentielle américaine la semaine prochaine.

"Quel que soit l'itinéraire prévu, il est important que les citoyens de la région côtière du golfe du Mexique écoutent ce que les autorités locales vont leur dire ces prochains jours et de faire des démarches simples pour se préparer", a déclaré le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff.

Le maire démocrate de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, critiqué pour l'insuffisance de la réaction de son administration après Katrina, devait quitter plus tôt que prévu la convention démocrate de Denver pour être présent dans sa ville au moment critique.

La compagnie anglo-néerlandaise Shell a commencé mercredi à évacuer son personnel de ses plates-formes off-shore et devrait avoir évacué plus de 1.200 personnes d'ici à la fin de la semaine. Elle prévoit que sa production, qui atteint 510.000 barils de brut par jour, commence "à être affectée à partir de jeudi".

Le français Total pourrait lui interrompre sa production pétrolière dans la zone à partir de samedi. Chevron et ExxonMobil n'avait pas prévu de baisse de production ou d'évacuations pour l'instant.

Les prix du pétrole montaient jeudi à New York, à plus de 120 dollars en début de séance.


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