Publié le 21/08/2008 N°1875 Le Point
Mélanie Delattre
En ces temps de disette financière, Jean-Jacques de Balasy, 51 ans, directeur général pour la France et la Belgique de Barclays Capital, filiale spécialisée dans le financement de la banque britannique, se distingue de ses concurrents qui ont verrouillé les robinets à crédit. Passé du prestigieux métier de banquier d'affaires, chez Lazard puis chez Morgan Stanley, à celui de simple « prêteur » en 2005, ce virtuose des fusions-acquisitions aurait pu jeter l'éponge en découvrant le mauvais traitement réservé par les clients aux spécialistes de la dette quand l'argent coulait encore à flots. Il a préféré profiter de son carnet d'adresses pour introduire l'équipe parisienne de Barclays dans les hautes sphères du CAC 40. Stratégie payante : depuis le début de 2008, Barclays Capital a été le grand argentier de Vivendi (reprise du californien Activision), de Pernod Ricard (rachat d'Absolut) et, surtout, du brasseur belge InBev, qui, sans le crédit débloqué par Balasy en juin, n'aurait sans doute pas pu s'offrir son concurrent Anheuser-Busch
Soyez le premier à réagir sur cet article
Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Point.
Il est interdit d'écrire des commentaires contraires aux lois françaises.
Le Point se réserve le droit de supprimer les commentaires ne respectant pas la charte éditoriale du Point.
Le commentaire une fois diffusé ne peut etre supprimé ou modifié qu'en envoyant un email.