Economie

Publié le 21/11/2008 à 08:15 - Modifié le 21/11/2008 à 12:29 Le Point.fr

Les dirigeants de Citigroup cherchent à stopper l'effondrement boursier

lepoint.fr (avec agence)

Les dirigeants de Citigroup cherchent à stopper l'effondrement boursier

À 25,6 milliards de dollars, la capitalisation boursière de Citigroup est désormais à peine supérieure à l'aide de 25 milliards que vient de lui octroyer le Trésor dans le cadre du plan de soutien au système financier © Chris Hondros/Getty Images/AFP

L'heure des choix déchirants a sonné pour l'ex-numéro un mondial des services financiers Citigroup. La banque menace d'être emportée comme un fétu de paille par une vague de défiance boursière qui a divisé son cours de moitié en l'espace de deux jours. L'action Citigroup a enregistré jeudi la plus forte baisse de son histoire en s'effondrant de 26 %, au lendemain d'un premier plongeon de 23 %. La banque a clôturé à son plus bas niveau depuis 15 ans, à 4,71 dollars, en dépit de l'annonce en journée par le prince saoudien al-Walid bin Talal de son intention de porter sa participation à 5 %. Le milliardaire a par ailleurs exprimé son "plein et entier soutien à la direction" de Citigroup. Et la journée de vendredi pourrait continuer sur la même tendance, car nombre de gestionnaires de fonds n'ont pas le droit de détenir en portefeuille des actions valant moins de 5 dollars.

Ses dirigeants, confrontés à l'hypothèse inimaginable il y a peu d'une panique des clients et des contreparties du groupe, ont mis à l'étude divers scénarios du pire, prévoyant la cession de pans entiers de la banque, voire sa vente pure et simple, affirme jeudi le Wall Street Journal . Ces discussions sont encore à un stade très préliminaire et ne signifient pas que la banque new-yorkaise a fait une croix sur sa stratégie d'indépendance, ajoute le journal économique, citant des personnes proches du dossier. Le conseil d'administration de Citigroup doit se réunir vendredi pour discuter des options à sa disposition. Ses membres sont déjà en contact téléphonique pour déterminer ce que le groupe pourrait faire pour mettre fin à la dégringolade de son cours à la Bourse de New York.

Interdire les ventes à découvert

À 25,6 milliards de dollars, la capitalisation boursière de Citigroup est désormais à peine supérieure à l'aide de 25 milliards que vient de lui octroyer le Trésor dans le cadre du plan de soutien au système financier. L'ancien numéro un mondial de la finance pèse moins en Bourse que la banque régionale US Bancorp, aux actifs neuf fois moins importants. "Citigroup a semé beaucoup de doutes chez les investisseurs en quelques jours", souligne Gregori Volokhine, analyste chez Meeschaert New York, en rappelant les annonces en rafales de la banque depuis lundi : suppression de 50.000 emplois , rapatriement de 18 milliards de dollars d'actifs toxiques dans ses comptes, renforcement au capital du prince al-Walid.

Parmi ses actifs qui pourraient être vendus figurent la filiale Smith Barney, spécialisée dans la vente de titres boursiers aux particuliers, l'activité "cartes de crédit" ou l'activité de services aux entreprises financières, l'une des plus dynamiques du groupe, selon le Financial Times . La vente de ces actifs représenterait un déchirement pour les dirigeants du groupe, attachés au modèle de "banque universelle" qui a longtemps singularisé Citigroup dans un paysage bancaire américain très balkanisé.

Une autre possibilité serait de vendre ou de fusionner le groupe, par exemple avec la banque d'affaires Goldman Sachs ou avec sa concurrente Morgan Stanley, selon des spéculations d'analystes rapportées par le WSJ . Selon le journal économique, Citigroup essaie aussi de convaincre le régulateur boursier SEC de remettre en place l'interdiction des ventes à découvert, qui avait été instaurée au paroxysme de la crise boursière. La banque estime que le fait que les spéculateurs aient recours à cette technique, consistant à emprunter des titres pour les proposer à la vente et les racheter une fois que le cours a chuté, a contribué à sa débâcle boursière des derniers jours.


2 COMMENTAIRE(S)

DICKIE

Remède

Saturday 22 November | 18:16

1 Suppression de la bourse 2 transformation des actions en emprunt 3 Augmentation du capital des sociétés par emprunt

pomme

Le plus simple

Friday 21 November | 14:31

Le plus simple est qu'ils rachètent leur propre banque avec leurs "bonus" extravagants. Par hasard, ils n'auraient pas confiance ?

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