Publié le 27/11/2008 N°1889 Le Point
Bernard-Henri Lévy
Ils disent en substance ( appel de Blois, 11 octobre) : « ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire ». Nul ne demande cela. Nulle part il n'est question d'inviter qui que ce soit à se substituer aux historiens. Et ce pour la bonne raison que l'histoire du génocide est écrite depuis longtemps-et ce pour l'excellente raison que, même si l'Ecole française y brille souvent par son absence, il existe une masse de travaux qui vont du « Livre bleu » d'Arnold Toynbee (1916) au courageux « A Shameful Act » du Turc Taner Akcam (2007) et qui établissent, sans discussion, que la Turquie de 1915 a bien été le théâtre d'une de ces tentatives d'extermination méthodique, planifiée et sans reste que l'on appelle, depuis Nuremberg, un génocide. Ce que l'on demande aux sénateurs, c'est juste d'en prendre acte. Ce que l'on attend d'eux, c'est, l'Histoire étant écrite, d'écrire une loi sanctionnant cette continuation du crime qu'est, en fait, le négationnisme.
Ils disent : « cette loi va terroriser les historiens, les enfermer dans un carcan politiquement correct qui les empêchera de travailler ». Là encore, de qui se moque-t-on ? Et comment ose-t-on proférer pareil argument quand on sait qu'il n'y a, dans cette affaire, qu'un terrorisme pour de vrai : celui qui, en Turquie, stigmatise et, parfois, tue les historiens du génocide ou ceux (Hrant Dink) qui les chroniquent ? Ce ne sont pas les lois, ce sont les négationnistes, qui terrorisent les historiens. Elles ne sont pas là, ces lois, pour embarrasser les chercheurs, mais pour les débarrasser de cette plaie, de cette pollution, que sont les faussaires. Tenons-nous-en à la seule de ces lois qui, à ce jour, fonctionne bien. Considérons le cas de la loi, dite Gayssot, pénalisant la négation de la Shoah. C'est une loi anti-Le Pen. C'est une loi anti-harcèlement antisémite. Je mets au défi les signataires de l'appel de Blois de citer un seul chercheur dont elle ait entravé la liberté de recherche et d'expression.
Ils disent : « attention aux lois mémorielles ! car c'est une boîte de Pandore : aujourd'hui les Arméniens ; hier les pieds-noirs et leur "oeuvre civilisatrice" ; demain les albigeois ; les aristocrates guillotinés ; où s'arrêtera-t-on ? ». C'est ajouter, cette fois, la confusion à l'aveuglement. L'offense à la confusion. Et c'est prendre, pour le coup, les sénateurs pour des crétins. Car il n'y a pas eu cent génocides, Dieu soit loué, au XXe siècle. Ni dix. Mais à peine cinq. Les juifs et les Tsiganes. Les Tutsis. Les Cambodgiens. Peut-être le Darfour. Et, donc, le premier d'entre eux-dont s'inspirera Hitler et qui visa les Arméniens. Ne pas comprendre cela, mettre dans le même sac un débat sur le colonialisme et cet outrage à la mémoire des morts qu'est la négation du fait qu'ils sont bien morts, loger à la même enseigne l'historien Pétré-Grenouilleau persécuté au nom d'une loi mémorielle mal faite et l'assassin de papier Faurisson dont une loi antinégationniste bien formée a discrédité les « travaux », voilà qui n'est pas digne des signataires de cet appel « pour la liberté de l'Histoire ».
Les signataires disent encore, en marge de l'appel proprement dit : « pourquoi la France ? pourquoi une loi dans un pays qui ne fut pas partie prenante à la tragédie ? ». D'abord ce n'est pas si sûr ; et on connaît deux cas au moins (ceux, en 1919, documentés-entre autres-par les missions franciscaines, de Marache et de Hadjine, en Cilicie) où l'armée française manqua à son devoir de protection et se conduisit, mutatis mutandis, comme les Casques bleus de Srebrenica. Mais, surtout, l'argument n'a pas de sens s'agissant d'un crime dont la définition même implique qu'il affecte l'humanité de l'homme et qu'en est donc comptable le genre humain dans son ensemble. Ou bien la notion de crime contre l'humanité a un sens et nul ne saurait s'en exempter. Ou bien tel ou tel se défausse : « je n'ai pas tenu l'arme ; je n'ai fait que laisser faire »-et, alors, il faut renoncer au concept, aux conventions qui l'ont fondé, aux jurisprudences qui l'ont conforté, aux travaux de Rafaël Lemkin, à la Charte des Nations unies. Est-ce bien ce que l'on veut ?
Et puis les historiens en bataille supposent enfin que la vérité a sa force, son ressort, qui devraient se passer du renfort de la puissance publique. C'est faire bon Marché, cette fois, de la singularité de ce négationnisme-ci. Les négationnistes, d'habitude, sont des hurluberlus. Des maniaques. Des professeurs marginalisés ou sans chaire. Là, ils s'adossent à un pays-la Turquie. Il s'agit d'un négationnisme, non de secte, mais d'Etat-qui dispose des moyens de pression, d'intimidation, de chantage, d'un grand Etat. Les Arméniens, en d'autres termes, sont dans la situation où seraient les juifs si l'Allemagne, après Hitler, n'avait pas fait ce travail de mémoire et de deuil auquel elle s'est vertueusement astreinte. Et c'est la dernière raison qui fait que j'étais ce samedi, avec Serge Klarsfeld et d'autres, aux côtés des milliers de manifestants, souvent très jeunes, qui se tenaient là, à Paris, face au Sénat, pour dire : « nous sommes français ; d'origine arménienne mais, d'abord, français ; et c'est ce qui nous fonde à demander, face à l'insoutenable violence de ce négationnisme d'Etat, la protection de la loi française ».
Yvetot
Disque rayé
Tuesday 23 December | 20:35
Vahé, changez de disque un peu... Inlassablement, vous répétez ce que vous croyez être un fait établi... Vous êtes loin du dialogue et de la réconciliation.
vahé
Billet prime, non échangeable et non remboursable
Tuesday 23 December | 19:44
« Le négationnisme est à la fois un mensonge et un mécanisme de défense. C'est le sens donné par le suffixe « isme » qui identifie un système, une pratique codifiée de la négation aux différents temps du meurtre. Une analyse comparée des génocides révèle des constantes dans la méthode et des variantes dans l'application de cette méthode. Les historiens de la Shoah, quand ils ne conduisent pas d'études comparatistes, préservent le sens originel de « négationnisme » et parlent des « négationnistes » sans préciser qui ils sont, puisqu'ils s'accordent sur leur identité. En confisquant ce mot pour le réduire à l'événement spécifique à propos duquel il a été inventé, on risque de priver la réflexion sur les génocides d'un outil précieux.». Voilà un éclairage qui, j'espère, permettra d'apporter un élément de réponse à ceux qui s'interrogent légitimement sur le sens de l'utilisation du terme « négationniste » et c'est une raison, je crois, il y en a d'autres bien sur, pour laquelle ce terme employé par BHL convient en effet parfaitement.
Alex
L'existence d'une controverse entre historiens !
Monday 22 December | 20:28
Et non, tous les historiens ne sont pas unanimes à ce sujet ! Les vrais spécialistes d'histoire ottomane, eux, vous diront "qu'il faut bien admettre que cette intention génocidaire" est loin d'avoir été mise en évidence ! Vous ne pouvez en aucun cas occulter l'existence d'une vive controverse entre les historiens à ce sujet ! Et ce n'est pas être "anti-arménien" que de rappeler ces faits à l'aide de documents d'archives. Lesquels faits n'ont jamais été jugés ! Par conséquent, vous ne pouvez en aucun cas, non seulement décréter unilatéralement qu'il y a eu un "génocide" sans une étude exhaustive de toutes les sources et dire que le débat est clos ! C'est loin d'être le cas ! De plus, vous êtes dans la diffamation lorsque vous traitez vos interlocuteurs de "négationnistes". Nous n'avons jamais nié l'existence des chambres à gaz et la réalité de la Shoah, il me semble.
mehmet
Vocation de protection
Monday 22 December | 19:03
En deux mots, car je suis las de vos caricatures : la loi concernant les bienfaits de la colonisation est une absurdité, car à mon sens, un Etat ne peut pas se glorifier de la privation de liberté ; surtout lorsqu'il a commis des atrocités. La différence avec les lois anti-négationnistes, comme la loi Gayssot, réside dans ce fait simple : elles ont une vocation de protection, que n'a pas celle que vous mentionnez.
vahé
Au-delà de cette limite...
Monday 22 December | 18:34
Le billet n'est plus valable. Oui, laissons l'Histoire aux historiens ; ils ont déjà mené les enquêtes solides et leurs conclusions sont connues et sans ambiguïté. Le florilège de copier-coller issu des sites professionnels de propagande négationniste violemment antiarménienne n'y changera rien. Pour l'heure, en France, la loi pour la pénalisation du négationnisme - et non pour la reconnaissance du génocide, sur ce point la réponse a déjà été apportée, a t-elle lieu d'être adoptée ? Le débat reste ouvert. Pour sa part, BHL a exposé lumineusement les raisons pour lesquelles cette loi doit être votée. Souhaitons qu'elle puisse également être un soutien à ceux qui, en Turquie, n'acceptent plus de vivre dans le carcan du mensonge et du déni qu'on veut leur imposer et souhaitent une sincère réconciliation entre Turcs et Arméniens.
Kademsiz
@mehmet
Monday 22 December | 12:00
On ne comprends pas très bien le sens de vos apostrophes indignées à l'encontre des "turcs" : puisque vous vous présentez comme un exemple de bonne conscience et d'humanité, contrairement à nous qui refuserions on ne sait trop quoi (en gros d'entériner la version de la Cause Arménienne, telle quelle), on aimerait savoir la position de votre "partie" algérienne (en admettant que vous en ayez vraiment une) sur la tentative de loi mémorielle concernant les bienfaits de la colonisation, notamment en Algérie ? Puisque vous souhaitez ardemment que la France pénalise la loi mémorielle concernant les évènements survenus dans l'empire Ottoman selon les Dachnaks, on imagine que vous voudrez dans cet esprit qu'une loi française reconnaissant les bienfaits de la colonisation soit votée ? Bien que n'étant pas concerné par la question, une telle loi au regard des évènements survenus en Algérie, entre les massacres de Sétif en 1945, jusqu'en mars 1962, serait une monstruosité d'hypocrisie d'autant plus indigne qu'en 2008, les jeunes français "issus de l'immigration" comme "on" dit continuent de subir une ségrégation larvée. Selon une étude en France, à CV égal, "Mounir" doit en envoyer 227 pour être convoqué à un entretien d'embauche et "Jacques", 17 ! : Les "bienfaits" de la colonisation sans doute.
mehmet
Ce que vous appelez un débat
Monday 22 December | 10:38
[...] quand est-ce que je me suis opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe? En a-t-on seulement parlé? En tous les cas, j'attends au contraire ce jour avec impatience : ça voudra dire que la démocratie sera solidement implantée dans le pays, et en plus, ça facilitera ma vie quotidienne. Je n'ai jamais dit non plus que les Arméniens, les Algériens et les Français ne devaient pas accomplir leur devoir de mémoire. Je connais très bien le sujet, puisque j'ai la chance d'avoir une triple culture, française, algérienne et turque. J'admets que cela est plus facile de reconnaître des crimes de guerre qu'un génocide (vous avez peur du mot?, je vois que vous ne l'utilisez pas, ce qui est bien étrange pour des personnes affirmant qu'elles ne nient rien du tout), mais en France comme en Algérie, l'opinion publique ne conteste pas ce qui s'est passé, quel que soit l'influence exercée par l'Etat. Et il me semble que pour les Arméniens aussi, c'est le cas : ils parlent volontiers des actes de résistance ou des villes qui se sont rebellées. Concernant l'école de la République, cela doit faire longtemps que vous ne l'avez fréquentée, car on n'apprend pas du tout la guerre d'Algérie à la manière dont vous la décrivez. Mais même si c'était le cas, cela n'aurait aucune influence sur ce que pensent les gens, et c'est bien ce qui fait la force de l'opinion publique française. Cette force qui est présente en Turquie, mais qui de manière inexpliquable (puisque personne ne parvient à me répondre), manque aux Français d'origine turque. D'ailleurs, je me pose une autre question : puisque vous semblez dire qu'il faut laisser l'histoire aux seuls historiens, est-que cela veut dire que quand vous postez des documents ou des informations très crédibles, on l'a vu,cela veut-il dire que vous êtes historiens ? En tous les cas, il est étrange de voir comme j'ai envie de vous comprendre alors qu'à l'inverse, vous ne cherchiez qu'à projeter en moi votre image du méchant ou du traître : dans ces conditions, je ne suis plus sûr que j'ai envie d'intervenir à nouveau. Même si le pire est que vous considérerez que c'est une victoire, car vous aurez étouffé une voix turque différente, et gênante pour vous. Mais bon, au moins, tout le monde aura vu ce que vous appelez un débat.
Alex
Le contexte
Sunday 21 December | 21:47
Quels ont donc été les événements qui ont précipité les mesures radicales du 24 avril 1915 ? Profitant de l'entrée en guerre de l'Empire ottoman, "ces comités révolutionnaires arméniens estimaient que le moment le plus opportun pour déclencher le soulèvement général et atteindre les objectifs était le moment où l'Etat ottoman serait engagé dans la guerre" comme nous le rapporte l'historienne arménienne Louise Nalbandian et serait donc moins enclin pour opposer une résistance à une agression intérieure. Les Arméniens russes engagés dans l'armée du Tsar, se préparèrent donc à une attaque contre la Sublime Porte dès le début des hostilités. Ainsi, le Catholicos d'Etchmiadzine assura le gouverneur général russe du Caucase, Vranzof Dachkof, que "si les Russes contraignaient les Ottomans à accorder des réformes aux Arméniens. En retour, tous les Arméniens russes appuieraient sans restrictions l'effort de guerre de la Russie" ( TCHALKOUCHIAN, Gr., Le Livre Rouge, Paris, 1919, p.12). A la suite de quoi, le Catholicos fut reçu à Tbilissi par le Tsar, une rencontre où il fut dit que "la libération des Arméniens d'Anatolie amènerait la fondation d'une Arménie autonome, sans aucun lien de vassalité avec la Turquie, et dont l'existence serait garantie par la protection de la Russie". (TCHALKOUCHIAN, Gr., op. cit.). Dès que la Russie eut déclaré la guerre à l'Etat ottoman, le comité révolutionnaire Dachnak déclara par la voie officielle de son organe officiel Horizon : "Les Arméniens se sont placés aux côtés des Etats de l'Entente sans la moindre hésitation. Ils ont placé toutes leurs forces à la disposition de la Russie et ils forment actuellement des bataillons de volontaires" (URAS, Esat, op. cit., p. 594). Déclaration corroborée par Boghos Noubar pacha, le chef de la délégation arménienne présent à la Conférence de la Paix à Versailles, en 1919. "Depuis le début de la guerre, disait-il, les Arméniens ont combattu aux côtés des alliés sur tous les fronts. (...) Les Arméniens ont été des belligérants de facto, puisqu'ils ont refusé avec indignation de se mettre du côté de la Turquie..." (The Times od London, 30 janvier 1919, p. 10). Le comité Dachnak fit également passer l'ordre suivant à toutes ses cellules qui se tenaient prêtes à la révolte dans l'Empire ottoman : "Dès que les Russes auraient franchi la frontière et que les armées ottomanes auront entamé la retraite, vous devrez vous soulever partout. Ainsi, les armées ottomanes seront-elles prises entre deux feux. Si, par contre, elles avancent sur l'armée russe, les soldats arméniens devront déserter en emmenant leurs armes, se regrouper en unités irrégulières et se joindre aux Russes" ( HOCAOGLU, Mehmet, Les atrocités arméniennes et les Arméniens dans l'histoire, Istanbul, 1976, pp 570-571). Quant au Hintchak, il donna les instructions suivantes à ses membres vivant sur le territoire ottoman :"le comité Hintchak aidera les Etats de l'Entente par tous les moyens. En qualité d'allié et plus..."
le turc
Kâmuran Gürün a raison...
Sunday 21 December | 21:35
de dire que la faiblesse des Turcs est la propagande. Ils se contentent de répliquer, de défendre mais la propagande n'est pas leur fort. Cependant, lorsque je lis les posts des supporters de la cause arménienne, je constate qu'il y a une volonté absolue de fermer le débat. Pourtant, plusieurs internautes (Kademsiz, Alex et d'autres.) apportent des arguments et des références internationnales pour le débat. Force est de constater que ces arguments gênent, énervent jusqu'à que ces derniers soient la cible d'insultes de tout genre (négationnistes, attardés, etc.). Ils poussent, par exemple, les supporters de la cause arménienne à utiliser des supercheries du style "mehmet" qui au début avait un problème de "conscience" car il se devait de "reconnaître" le génocide... Pour finalement parler comme "Vahé" en affirmant "génocide"... (au passage, "mehmet" ayez le courage de dévoiler qui vous êtes réellement ! On vous a reconnu...) Ces supporters tiennent absolument à museler leurs contradicteurs avec cette loi. Admettant même que cette loi finisse par être votée ; Croyez vous que les Turcs vont finir par reconnaître la thèse arménienne ? Yvetot a parfaitement raison, l'objectif de certains politiques n'est pas de reconnaître "l'histoire" mais de plaire à un électorat ou encore comme De Villiers en faire sa principale raison d'exister (souvenez-vouz de sa campagne du référendum du traité de 2005). Alors mesdames et messieurs les "supporters", ayez le courage d'affronter le débat, ayez le courage de reconnaître la vérité car en définitif c'est elle qui va triompher, la vérité.
vahé
Dernier train en partance
Sunday 21 December | 20:50
La pétition initiée courageusement par des intellectuels turcs de premier plan et soutenue par des milliers de Turcs dont les demandes de pardon à titre individuel ont provoqué les réactions haineuses et virulentes que l'on sait, y compris à l'encontre d'Abdulhah Gull, n'est en aucune manière une reconnaissance implicite. En reprenant littéralement les termes de « Grande Catastrophe », « Medz Yerern » en Arménien pour désigner le génocide, c'est bien une volonté de reconnaissance explicite qu'opposent ces pétitionnaires face à l'amnésie collective pratiquée depuis la création de la République en 1923 et au lavage de cerveau maintenu ! Pour combien de temps ? Par un régime qui n'accepte pas la réalité historique.
Les commentaires sont envoyés par les internautes et ne sont pas rédigés par la rédaction du Point.
Il est interdit d'écrire des commentaires contraires aux lois françaises.
Le Point se réserve le droit de supprimer les commentaires ne respectant pas la charte éditoriale du Point.
Le commentaire une fois diffusé ne peut etre supprimé ou modifié qu'en envoyant un email.