Publié le 27/11/2008 N°1889 Le Point
Claude Imbert
La nouveauté de ce festival socialiste de cabales, chamailleries et petites triches entre amis, c'est qu'il fut ce coup-ci bien carabiné avec, à l'avant-scène, le pancrace inédit de deux dames. Quant au reste, il y a belle lurette que ce parti navigue dans une inertie doctrinale où prospèrent les coups fourrés. Qu'il se trémousse sur sa gauche mais se faufile au centre. Qu'il fait le joli coeur dans le national mais sa pelote dans le régional. Si le parti échoue encore à sauver la face, c'est qu'il ne sait pas laquelle...
Le malheur du PS, c'est de ne pouvoir s'arracher aux placards de « l'exception française ». Son électorat se rajeunit avec Ségolène Royal. Mais pour les trois quarts fonctionnaires, souvent enseignants et pas tout jeunes, les militants sont peu ouverts aux contraintes du monde. Une culture économique vieux modèle, de fumet marxisant. Un culte de l'assistance d'Etat très franco-française. En somme, un très vieux confinement !
Le socialisme français, aveugle à l'élan mondial d'émancipation des peuples, aura raté, voilà cinquante ans déjà, le grand tournant de la décolonisation. La vieille SFIO de Guy Mollet n'avait que l'internationalisme de gauche à la bouche mais laissait à Mendès pour l'Indochine, à de Gaulle pour l'Algérie le soin de fermer le ban.
Le comble de la navigation schizophrène, ce fut, bien sûr, l'aventure Mitterrand, incomparable artiste de l'entre-deux-chaises. Venu du centre droit, il gagne le parti par la gauche, éternelle recette. Puis il gagne de même la France dans la présidentielle de 1981 où son Programme commun avec les communistes vend à la Nation « la rupture avec le capitalisme » . Avec le même aveuglement sur ce que devenaient l'Europe et le monde. On connaît la suite : Mitterrand devra, deux ans plus tard, oublier, bon gré mal gré, sa chimère. Il roulera la gauche de la gauche dans la farine. Et, le pouvoir conquis, s'y maintiendra au calme dans le culte soporifique des « avantages acquis ». « Mon léninisme , m'a-t-il dit un jour en semi-boutade, n'allait pas jusqu'à quitter l'Europe et l'Alliance atlantique... »
Heureuse mais discrète reconversion ! Car jamais le socialisme français n'en tirera franchement, clairement, doctrinalement la leçon. Au pouvoir, il s'extirpe, certes, de la vieille utopie, mais il continue d'en chanter la berceuse avec une insondable nostalgie. Ni la chute de l'empire communiste ni l'aggiornamento de tous les Partis socialistes européens ne le sortiront de cette comédie de la posture et de l'imposture. Les tenants plus lucides de la « deuxième gauche » seront, comme Rocard, marginalisés, laminés.
C'est, pour la France, une plaie que ce « passé d'illusions » qui ne veut pas passer et se cicatrise avec peine. Un malheur national parce que, dans le système binaire de nos institutions, le Parti socialiste devrait être, face à la droite, l'alternative naturelle qu'exigent les démocraties harmonieuses. Que le socialiste Jospin ait pu être dépassé par Le Pen dans la présidentielle de 2002 aura sonné le glas de ce confort électoral garanti. Mais ce glas n'a pas édifié le vieil appareil. Rencogné par ses éclatants succès municipaux, on dirait parfois qu'il se satisfait de cette opposition régionale et casanière.
Voyez enfin comment on fit, au congrès de Reims, du barrage au centre la preuve par neuf de la vertu de gauche du parti. Comment le malheureux Bayrou devint le repoussoir, le parangon des vilenies ploutocrates. Fricoter avec le modeste MoDem dans du municipal, comme Martine Aubry à Lille, soit ! Mais à la condition de l'ostraciser au national pour complaire aux intégristes de « l'ancrage à gauche » !
Le duel Aubry-Royal est-il celui des Anciens et des Modernes ? Mme Royal a le mérite d'avoir secoué la vieille baraque, mais son annonciation garde un flou séraphique. Du moins ses lieutenants-Valls, Dray, Peillon, Bianco-paraissent-ils plus pimpants que les éléphantesques parrains de Martine Aubry. La maire de Lille porte l'estampille de la manière maison : couvée en niches patronales, elle les trahit pour un ouvriérisme flamboyant ; d'abord hostile aux funestes 35 heures, elle en devient la matrone ; europhile déclarée, elle s'acoquine à Fabius, leader du non référendaire à l'Europe. Un savoir-faire plutôt raboteux mais le bon tour de main pour continuer de cuisiner ensemble la carpe et le lapin. Avec, pour lier la sauce, le « tout-sauf-Ségolène ».
Reste qu'avec Sarkozy, Besancenot et Bayrou, hilares à leurs créneaux, c'est le « tout-sauf-le-PS » qui rôde sur le vieux parti.
bzh
L'imposture des conflits
Tuesday 9 December | 10:35
Que de posts plus ou moins éclairés et justes dans les analyses,un régal ! La vie est sous la gouvernance de deux forces antagonistes, le principe mâle, le principe femelle, le + et le -, le yang et le yin, ceci avec toutes leurs déclinaisons physiques, morales, intellectuelles. L'humanité est une des expressions de cette parité, elle a créé les principes de dominance et d'asservissement , les sociétés sont sous les mêmes lois, l'homme "élément de société" subit le même sort. Pour qu'une société vive il faut donc qu'elle obéisse à ces lois de nature, primaires et fondamentales, pour engendrer les oppositions nécessaires. Toute société a besoin de deux courants de pensée, le courant "à la dominance" et le courant "à l'opposition". Dans son évolution de société , les courants de gauche ont dévoyé le message de l'humanisme, et ce qui règne chez ces gens c'est la théorie de la dominance de quelques "intelligents" sur l'ensemble du processus dans la conduite de cette société, ces gens n'ont pas compris que l'homme n'est pas une machine soumise à un programme de soviétisation, de socialisation ni de capitalisation, ni de libéralisme, l'homme n'est que la somme de deux principes de gouvernance. Montaigne et de grands philosophes l'ont dit. Molière parlait de juste milieu. Alors balayons cette exception française qui larve notre société, depuis 150 ans.
Fred
Quel sens donner
Wednesday 3 December | 11:38
Que dire aux gens qui n'ont d'autres arguments pour évoquer les clivages, que les versions extrêmes des idéologies politiques ? "Bureaucratie", "sovietoide"... Et après ? La réalité et les actes comptent plus. Personnellement j'ai à coeur de préférer ce qui est constructif. J'ai au fond de moi conscience que l'impôt n'est pas la dépense injuste et en pure perte que l'on présente. J'apprécie de vivre dans un pays qui mutualise des moyens pour que des seuils de pauvreté ne soient pas franchis, des aides solidaires soient versées. Est-il cohérent d'être à ce point comptable de cette solidarité de quelques 100aine d'euros alors que des milliards sont dépensés sans contrôle au profit d'autres ? J'ai payé jusqu'à 40.000 francs (6000 euros et quelques) d'impôts et ne m'en suis jamais plaint. Quelle réalité souhaitons nous prendre en compte ? L'égoïsme insignifiant ? Celui de ce chef d'entreprise de 6 personnes (auto cariste) dans le Val d'Oise que j'avais rencontré (mon métier) et qui se désolait des charges salariales de ses 6 employés presque smicards, au point de craindre la fin de son activité. Quand nous avons rejoint nos véhicules, le sien était un Porche Cayenne (modèle à 80.000 euros - 4 Smic annuels). Ou celui de chef d'entreprises visionnaires et créateurs qui eux auraient les moyens mais préfèrent dépenser le 1/3 parce que plus, ce ne serait pas économiquement cohérent pour leur structure. Comment faire la différence entre les 2 et lequel va-t-ont inciter (tiens, encore question d'aides) ? La réalité et les objectifs idéologiques comptent me semble-t-il. Avec la politique actuelle, pleins de "nullards" (je pèse mes mots) comptent sur leur appartenance à une catégorie pour être dans le bon wagon. Actuellement, c'est le parti pris qui prime sur la cohésion. Je le regrette. Ça c'est une réalité. Est ce vraiment celle que nous souhaitons. A ceux qui n'ont d'autre arguments que le soit disant sovietisme des un, l'archaïsme des autres... qu'ils consultent le site de l'INSEE pour savoir à quel moment la France à maitrisé le mieux ses déficits et dépenses publiques ces 20 dernières années. Nombreux sont les partis (et pas seulement le PS) qui ont des idées et des propositions. Ça me désole de voir que ces choses soient dangereusement niées. C'est la nature même du clivage et de la politique. l'existence d'une alternative. Et à chacun la responsabilité de rendre crédible ses opinions et non pas de briser le dialogue en décrédibilisant l'un ou l'autre, en favorisant l'inculture. On parie sur l'agressivité et la désinformation. De ces méthodes, nous en seront tous un jour les débiteurs. Va t'ont attendre que les méthodes de l'administration Bush se réalisent complètement (est ce que ce sera un jour anti-patriotique de ne pas suivre le gouvernement en place ?) ou allons nous nous respecter (au risque de laisser visible des erreurs de positionnement) ? Qui connait personnellement un RMIste profiteur, un Demandeur d'emploi lève-tard ? Un pédophile récidiviste ?
JP
@Fred
Wednesday 3 December | 09:51
Donc ne changeons surtout rien à la bureaucratie pléthorique et soviétoïde qui caractérise notre beau pays. Et pour financer tout ça : Remboursemnt du "paquet fical" (tant pis pour les heures sup'... ha c'est vrai, c'est libéral) et annulation du "bouclier fiscal"... avec pour conséquence une reprise de l'évasion du même nom...
Fred
A hope for France
Wednesday 3 December | 01:34
Difficile de dire que la droite applique une politique de gauche, quand elle concentre tant de moyens sur des populations déjà très avantagées. Paquet fiscal, aides financières actuellement "offertes" (je pèse mes mots) au système financier. Ce n'est pas le principe que je conteste, mais la manière : ' Y en a aucune malheureusement. Où a-t-on vu que l'Etat dépensait sans engagements [...] ! Quelle incohérence. ' Y a pas besoin d'être de gauche ou de droite pour avoir conscience de cela. Quelle est l'éthique de telles mesures ? Comment éviter que des pertes persistent, que des dirigeants se rémunèrent sur ces aides ? Il y a les fusions coûteuses des services publics (Anpe-Assedic /impôts -trésoreries...), sans même avoir redéfini les missions, et alors même que ces services avaient été séparés pour éviter les dérives. Vous savez que 500 M d'euros ont été dépensés par l'Etat pour arriver à... Pôle emploi ! (Choix de N.S. paraît-il) Quelle audace ! On commence par une facture et il y en aura d'autres. Sans missions redéfinies, sans simplification réelle et expliquée. Pour les impôts, ils avaient été dissociés des trésoreries, pour protéger la mission première --> le Conseil. Faire que les gens dépensent, ce qui est juste. S'il y a fusion, quelle sera la mission privilégiée ? Le conseil ou la perception ? Pareil pour l'ANPE et l'Assedic. Quelle sera la mission privilégiée ? Quid des gens incapables de travailler ? A la rue ? Pas constructif tout ça. J'imagine la tête de certains dans ce gouvernement, en voyant tout cela et de se dire afin de se persuader qu'ils sont à la bonne place : "Ce n'est pas mon problème, ce n'est pas mon problème..." Mon tempérament me mène rarement à la colère (jamais d'ailleurs), mais c'est quand même étonnant.
julesguesde
Le libéral-socialisme de Bryval...
Tuesday 2 December | 18:12
se trouve en Hongrie. Une réussite exemplaire !
BAROS
Chapeau !
Tuesday 2 December | 15:59
Excellent éditorial et je lève mon chapeau aussi au commentaire de "Hope for France": comme quoi, l'intelligence n'est pas incompatible avec avoir les pieds sur terre.
bryval
C'est juste Fred
Tuesday 2 December | 06:34
Le libéralisme n'est pas mauvais en soi, il est simplement appliqué par une espèce humaine plus rapace que l'espèce animale. Ce n'est pas le libéralisme qui est en cause mais bien l'homme. Les socialistes mettent la société au centre de la vie et la politique pour corriger le libéralisme, donc l'homme. Très rapidement, on arrive à des régimes dans lesquels tout est réglementé, planifié, dirigé par... des hommes, qui ne valent pas mieux que les autres. Il faudra donc trouver un juste milieu que l'on appellera libéral-socialisme ou social-libéralisme. Mais l'avenir sera dans un équilibre entre la liberté d'entreprendre et une juste répartition des richesses créées par l'adjonction du capital et du travail. Sans oublier que l'argent ne fait pas le bonheur et que les linceuls n'ont pas de poches.
hope for France
A Fred
Monday 1 December | 18:10
Fred, je suis d'accord avec vous, sur le fait que la Gauche ne va pas disparaître ici, mais la difficulté est que notre Gauche n'a rien de moderne. Elle ne s'est toujours pas débarrassée de son passé marxiste égalitariste. Notre Gauche n'a rien à voir avec la Gauche européenne, qui accepte d'utiliser le capitalisme et l'économie de marché, pour prendre et financer des mesures sociales, au lieu de nous annoncer sans cesse la révolution et l'invention d'un nouveau système idyllique qui nous permettrait de nous affranchir enfin de l'horrible système économique dans lequel nous vivons ! Les utopistes dangereux sont en France à Gauche, car ils refusent de devoir justifier leur position en tenant compte de la réalité économique mondiale et en se réfugiant derrière une "diabolisation" caricaturale de l'économie de marché, pour pouvoir s'affranchir librement de ses exigences et céder aux délires de leur démagogie redistributrice de richesses non encore créés. La violence de leurs propos est extraordinaire, surtout à l'égard d'une droite, en France, très modérée et qui ailleurs est considérée comme incarnant davantage la social-démocratie, que le libéralisme économique. C'est toute la difficulté de notre Gauche : Elle devrait occuper le terrain de la social-démocratie, comme la Gauche européenne, mais elle est piégée par la Droite française, dont les convictions jacobinistes sont très proches des thèses social-démocrates. La Gauche est donc naturellement amenée, en France, à se déplacer vers les extrêmes, pour pouvoir se démarquer de la Droite française. C'est ce qui fait dire à de nombreux voisins européens que la France, de Droite comme de Gauche, est un pays socialiste... Quand on regarde des indicateurs objectifs, que sont les niveaux de dépenses publiques, de prélèvements obligatoires, ou le nombre d'agents de la fonction publique, par rapport aux Moyennes européennes, il est vrai que le constat fait par nos voisins apparaît pertinent !
Fred
Désolé pour les utopistes
Monday 1 December | 16:17
Les débats autour des problèmes vécus par le PS m'étonnent par leur sévérité. il faut savoir que, quelques jours après la prise de fonction de Mme Aubry, ce parti remportait une élection législative partiel. Je crois qu'il faut revenir aux réalités. Parmi les partis qui son en baisse de com avec la population, en perte de repères et d'idées, il y a notamment l'UMP (fréquent chez les partis au pouvoir) Le MoDem pour sa part mène un projet très opportuniste (pragmatisme & équilibre du budget. A part ça...). Ils communiquent mal avec la population, avec les ministres, avec le chef du groupe à l'assemblée... Alors ils cachent la "crotte au chat" en camouflant ça derrière des éternels discours semi compatissants, semi agressifs. Ils parlent de ténors à l'UMP et d'éléphants au PS pour désigner les mêmes profils. Ça lasse de plus en plus de monde. Ce discours rabâché va finir par tomber comme ballon percé. Et on s'apercevra qu'il n'y a rien d'autre que leur volonté de cacher leurs propres faiblesses. Navrant. Navrant parce qu'il y avait avant ce gouvernement en France un certain sens du respect de l'adversaire. Pas de discours assassins de la part du PS lorsque l'UMP préparait l'élection de Sarkosy au poste de chef du parti (vous vous souvenez, c'était la foire d'empoigne entre Chiraquiens, Seguinistes, Balladuriens...) Cette tentative de démolition systématique va nécessairement conditionner la future politique française et les probables alternances. C'est bien regrettable. Tout cela est terriblement démagogique et particulièrement à l'inverse de ce qu'ils prétendent souhaiter. Le manque de lucidité est de leur coté. La fin de la gauche est le doux rêve de certains qui n'ont d'autres idées de la politique que celle qui leur serait profitable. Il se trouve que la gauche vient de gagner une circonscription à bordeaux dans une législative partielle. Participer à un débat, une action politique en éliminant son adversaire, le soupçonnant de faiblesse ou en rêvant de le voir disparaître est la marque des faibles et sans idées. Le libéralisme triomphant (qu'on associe au modernisme !) atteint ses limites. Pas parce que la liberté est mauvaise mais parce qu'elle n'impose (et même ne propose) aucune limite, aucun seuil de tolérance. Quand autant de gens pense que dés lors qu'il n'y en plus assez, alors il faut moins partager, ces seuils sont impératifs. Dans le libéralisme triomphant, Quid du partage, quid de la fraternité, quid de l'égalité ? Ces éléments ne sont pas naturellement inscrits dans nos gènes et seule la politique (l'idéologie, l'acte volontaire et réfléchi) permet de créer ce terrain ou des seuils de tolérance existent. Le libéralisme exacerbe les talents et les égoïsmes. La gauche socialiste et modérée à de l'avenir par ses convictions. Elle met en avant l'état comme défenseur du socle commun (seuil de tolérance, mutualisation de moyens)sans annihiler l'espace nécessaire aux expressions et exploits individuels. Désolé de prévoir la très prochaine déception des ces utopistes de la disparition de la gauche
Alex
Réponse à JP
Sunday 30 November | 21:15
Je dois dire que globalement les éléments de ta réponse sont recevables. Dommage que tu te mette à délirer en disant que c'est en augmentant les effectifs de la fonction publique et en créant des emplois-jeunes que le gouvernement socialiste a réussi à faire baisser le chomâge à 9%. Non, il y a bien eu des créations d'emplois dans tous ls secteurs du privé. Par contre, c'est bien vrai ce que tu dis, si tout cela a pu être possible c'est grâce à l'embellie économique qui a eu lieu entre 1997 et 2002. Tu as raison de dire qu'il est dommage que les postes créés dans l'éducation nationale ne soient pas uniquement des postes d'enseignants qui enseignent. J'y travaille et je vais te dire ce qui cloche. Ce sont tous ces postes d'enseignants du Rased occupés par des paresseux qui sous couvert d'aider les élèves en difficulté se trouvent des postes confortables qui leurs permettent de s'extraire des conditions bien plus difficiles de l'enseignent quotidien devant une classe de 25 ou 30 élèves. C'est dommage que l'argent pour l'éducation nationale soit dépensé pour des postes rased ou des postes de ce type, occupés par des gens qui sur le dos des élèves en difficultés se trouvent des places confortables. Je les connais, je les cotoie tous les jours. Ils "s'occupent de" 2 à 6 élèves par jour. Si aujourd'hui, ils pleurent la supression de ces postes c'est bien plus pour leur confort qui s'en va que pour les élèves en difficulté qui ne vont être aidés comme il faut. Tu parles d'une aide. J'ai fait plusieurs écoles et franchement, mes élèves en difficuté qu'ils soient suivi ou non par les paresseux du rased, ça ne changeait strictement rien. Un des gros avantages de Darcos, c'est qu'il fait un peu de ménage là dedans et ça c'est sain. Malheureusement, le côté réac de la politique de l'UMP est regrettable. La droite de Bayrou serait bien plus saine pour la France que la ultra-droite de Sarkozy.
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